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Marie-Caroline Lopez | La Tribune du 27.11.2012

Fermeture des centrales charbon : la CGT va montrer les dents mercredi devant les ministres et patrons de l’énergie

mercredi 28 novembre 2012 par Marie-Caroline Lopez
Face au premier plan de licenciements prévu en France depuis 1945 dans le secteur de l’énergie, la CGT de l’énergie organise une première démonstration de force mercredi matin. 700 à 800 syndicalistes sont attendus devant le colloque organisé par l’Union Française de l’électricité qui réunit ministres et patrons du secteur.

Jusqu’à présent, les syndicats d’E.ON France (Snet) se battaient seuls face au projet de fermeture de cinq centrales à charbon du groupe allemand. La puissante Fédération CGT de l’énergie (FNME) va se joindre à eux mercredi pour protester contre l’ensemble des fermetures de centrales charbon prévues en France par EDF (8 sites), la CPCU et Tiru (2 sites) et la Snet (5 sites). La CGT va défendre le fameux statut de la branche des Industries électriques et gazières qui n’a connu aucun licenciement depuis 1945.

Une délégation devrait être reçue

Le syndicat appelle à un rassemblement mercredi matin devant l’entrée du colloque organisé par l’Union Française de l’électricité qui verra défiler tous les patrons et ministres de tutelle du secteur. Quelque 700 à 800 syndicalistes CGT ont prévus de se retrouver avenue Georges V en début de matinée, au moment où Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, doit ouvrir le colloque. « Nous allons être reçus par le président de l’UFE et des représentants de la Snet et d’EDF », affirme Eric Hugelmann, de la FNME. « Nous sommes actuellement en pourparlers avec les cabinets de Montebourg et de Delphine Batho, ministre de l’énergie, pour rencontrer leurs représentants », ajoute-t-il.

E.ON France ne peut pas, comme EDF, reclasser son personnel

La CGT peut difficilement rester muette contre ce qui apparaît comme un précédent dans l’histoire de la branche des IEG. EDF a anticipé de longue date les fermetures de ses 8 centrales à charbon, condamnées par les réglementations environnementales, et a les moyens de reclasser leurs personnels dans ses autres sites en France. En revanche, le groupe allemand E.ON, qui a hérité de la SNET et de ses anciennes centrales implantées au cœur des bassins houillers, n’a pratiquement pas d’autres sites en France. Il prévoit de supprimer 535 emplois (sur un effectif de 800) en commençant par un plan 215 départs « volontaires » pour la période 2013/2014. Les dirigeants français en appellent d’ailleurs à la solidarité de branche (autrement dit à EDF) pour les aider à remplir leurs obligations de reclassement.

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