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Dépèche AFP parue sur lemonde.fr le 12 septembre 2006

GDF : près d’un salarié sur quatre a participé à la grève

mardi 12 septembre 2006
Les syndicats, confortés par le référendum interne à Gaz de France qui a donné 94 % de non à la privatisation, avaient mis la barre haut pour la journée de mobilisation du mardi 12 septembre. Ils sont parvenus à mobiliser plus de manifestants et de grévistes qu’en juin, mais n’ont pas fait le plein.

La direction de GDF a comptabilisé 24 % de grévistes parmi les gaziers (contre 19 % le 20 juin) dans le cadre du préavis déposé par la CGT et FO pour le secteur de l’énergie. Selon la direction, on comptait 18,15 % de grévistes à EDF (9,9 % le 20 juin). La manifestation parisienne a réuni quelque 2 300 personnes selon la police, 7 000 selon les organisateurs.

De nombreuses actions ont également eu lieu en province, avec des rassemblements de plusieurs centaines de personnes à Bordeaux, Limoges, Clermont-Ferrand, Troyes, Nîmes, Montpellier, Nancy, Toulouse, Cherbourg, Niort, Poitiers ou encore Lyon, devant les conseils généraux, les préfectures ou les permanences des députés. Des "mariages symboliques" entre GDF et EDF en mairie, avec la complicité des élus opposés au projet de privatisation, ont par ailleurs été organisés à Tarbes et à Caen, notamment.

"PROCESSUS DE LONGUE HALEINE"

"Le gouvernement aurait tort de considérer que sous prétexte qu’il n’y a pas des millions de Français dans la rue aujourd’hui, les gens sont d’accord et qu’il peut avoir gain de cause, surtout à quelques mois d’échéances électorales importantes", a souligné le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Et de prévenir que les syndicats "envisageaient d’autres étapes", parlant d’un "processus de longue haleine". "Il ne suffit pas que le Parlement vote une loi pour que les choses soient réglées", a-t-il rappelé, en référence implicite au CPE. "On est dans quelque chose qui peut durer plusieurs mois", a renchéri Jean-Claude Mailly (FO).

"Ce sont moins d’un salarié sur quatre qui ont décidé de se mettre en grève aujourd’hui", a déclaré le ministre de l’économie, en marge du débat sur le projet de loi de privatisation de GDF à l’Assemblée nationale. "Je ne veux en tirer aucune conclusion particulière par rapport au débat parlementaire en cours, si ce n’est un enseignement : le fait que la très large concertation que j’ai conduite pendant près de quatre mois avec les organisations syndicales afin de répondre aux questions légitimes que se posaient les salariés de Gaz de France semble avoir porté ses fruits", a poursuivi Thierry Breton.

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