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Un article de C. L. et F. M. paru dans Le Figaro du 20 septembre 2005

Gaz de France réclame une hausse de 12%

jeudi 20 octobre 2005 par Frédéric de Monicault, Christine Lagoutte
ENERGIE A compter du 1er novembre, les prix du gaz vont augmenter de façon sensible. Pour atténuer le montant de la hausse, Gaz de France a prévu une remise commerciale sur l’abonnement de ses clients.

S’IL FALLAIT encore une preuve que la fixation des prix du gaz est devenue politiquement aussi sensible que celle des tarifs de l’électricité, la conférence de presse impromptue organisée hier par le président de Gaz de France en est bel et bien une. Jean-François Cirelli a officiellement annoncé hier que son entreprise venait de déposer auprès du gouvernement une proposition de hausse de ses tarifs de 12%, conforme aux informations du Figaro (lire nos éditions du 3 octobre).

Il revient in fine au gouvernement de décider quel sera le montant de cette hausse. Cette majoration, si elle est entérinée, sera effective à compter du 1er novembre, date traditionnelle de révision des prix du gaz. Toutefois, elle ne tombera pas intégralement dans les caisses de l’entreprise. Sommé par le gouvernement, comme avant lui l’industrie pétrolière, de trouver des mesures susceptibles d’adoucir cette facture pour les consommateurs, Jean-François Cirelli a été contraint de présenter un « package » commercial. L’idée est d’aider les plus défavorisés à « avaler la pilule », mais aussi d’atténuer l’impact de la hausse sur le pouvoir d’achat de tous les Français. Gaz de France va ainsi accorder une remise commerciale équivalente à 30% de l’abonnement pour ses clients se chauffant au gaz, soit une remise globale de 15 euros hors taxes. Cette mesure concerne 7 millions de clients. Elle s’appliquera du 1er novembre au 31 mars.

Les mesures coûteront 120 millions d’euros

S’agissant des clients les plus démunis, Gaz de France a prévu à leur intention la création d’un « fonds de solidarité énergie » doté de 10 millions d’euros. Enfin, de nouveaux financements sont prévus pour remplacer les chaudières dans la recherche d’une meilleure efficacité énergétique. En tout, cet éventail de mesures coûtera près de 120 millions d’euros à Gaz de France, répartis sur 2005 et 2006. Il ne remet pas en cause les objectifs déjà publiés par le groupe, a encore précisé GDF. En demandant à l’entreprise de prendre ce type de mesures, le gouvernement cherche à tout prix à éviter la polémique. La CGT, syndicat majoritaire de Gaz de France, a annoncé hier avoir demandé une réunion du conseil d’administration pour examiner « l’impact exact de la flambée des cours du pétrole sur les coûts d’approvisionnement du gaz ».

Au terme du contrat de service public conclu en mars dernier, le groupe bénéficie d’une révision trimestrielle de ses prix, une demande forte des marchés soucieux de bénéficier d’une visibilité sur l’évolution de la rentabilité du groupe. Cette disposition est aujourd’hui une véritable épine dans le pied des pouvoirs publics alors que les prix du pétrole s’emballent.

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