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Marie Bartnik | Le figaro le 19.07.2010

General Motors Strasbourg : Ils pourraient renoncer à leurs RTT pour sauver leurs emplois

lundi 19 juillet 2010 par Marie Bartnik
Les salariés strasbourgeois de General Motor Company votent ce lundi pour accepter ou non de sacrifier une partie de leurs RTT en échange d’une garantie d’emploi. GM exige de réduire les coûts de 10%.

Les salariés de General Motors à Strasbourg seront-ils prêt à faire des sacrifices pour sauver leurs emplois ? General Motors Company, potentiel repreneur du site après la faillite de General Motors en 2008, exige des 1150 salariés de l’usine qu’ils diminuent leur masse salariale de 10%, dans le but affiché de réduire l’écart avec les salaires mexicains. Car le mois prochain, la direction du groupe aux Etats-Unis devra décider si elle confie la fabrication de ses boîtes de vitesse à cette usine de Strasbourg, ou à l’un de ses sites au Mexique. Et scellera ainsi l’avenir des 1150 salariés alsaciens.

Pour réduire les coûts, aucune baisse des salaires, ni réduction d’effectifs ne sont pour l’instant prévus. En revanche, les salariés devront accepter un gel des salaires sur deux ans, la perte de 6 jours de RTT sur 17, et la suppression de l’intéressement, soit environ 500€ par an. En contrepartie de ces sacrifices, la direction s’engage à rembourser aux salariés les efforts consentis, si jamais le site devait fermer d’ici à 2013, faute d’activité suffisante. Car des doutes planent déjà sur la volonté de BMW, principal client de l’usine, de maintenir ses commandes à l’horizon 2014.

« Chantage de la direction »

Afin de « prendre la température » des salariés, les syndicats, qui décideront in fine de signer ou non cet accord, ont donc organisé ce lundi une vaste consultation. Trois des quatre syndicats du site, la CFDT, la CFTC et la CGT, ont appelé les salariés à voter ce lundi pour ou contre ces sacrifices, sous contrôle d’huissier, à partir 9h30 et jusqu’à 23h. D’ores et déjà, la CGT a appelé à voter « non » à ce qu’elle considère comme un« chantage de la direction ». « Le rôle d’un syndicat n’est pas de faire baisser le revenu des salariés. Nous n’avons pas à nous comparer aux travailleurs que l’on exploite au Mexique, ou je ne sais où », fulmine le délégué CGT Roland Robert.

De tels « échanges » ont déjà eu lieu par le passé, avec plus ou moins de réussite. Les salariés de Bosch en 2004, de Hewlett-Packard en 2005 et de Peugeot Motocycles en 2008 avaient déjà consenti à réduire de la même façon leurs jours de RTT pour conserver leur emploi. Même cas de figure pour les « Conti » de Clairoix, qui avaient choisi en 2007 de passer à 40 heures de travail hebdomadaire dans l’espoir de maintenir l’activité de leur site. Parfois peine perdue : le site Continental de Clairoix a fermé ses portes en 2009 malgré ces efforts, de même que l’usine Bosch de Beauvais, fermée en 2008.

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