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Hewlett-Packard : premiers départs en juillet

jeudi 15 juin 2006 par Marc Cherki
INFORMATIQUE Après le plan de sauvegarde, le nouveau président pour la France estime qu’il ne devrait pas y avoir assez de départs volontaires. Des licenciements secs pourraient intervenir.

APRÈS le tollé provoqué en France par la première mouture de son plan de suppressions d’emplois, la direction de Hewlett-Packard (HP) a diminué l’ampleur de son projet. Au lieu des 1 240 départs envisagés en septembre 2005, syndicats et direction ont porté à 940 le nombre de postes à supprimer. La direction a négocié l’allongement de la durée de travail à 216 jours par an au lieu de 206, signé un plan de préretraites et proposé des enveloppes financières aux volontaires au départ.

Les premiers candidats devraient quitter l’entreprise en juillet. Le Belge Johan Deschuyffeleer, le nouveau PDG de HP en France aux commandes depuis fin mars, explique : « La phase d’information des salariés a été bouclée fin mai. Le plan de sauvegarde de l’emploi débute le 21 juin. Les candidats au départ devront se faire connaître avant le 5 juillet. » Le groupe américain est prêt à payer une prime afin de gagner « la paix sociale ».

Recentrage sur Paris

Malgré ces conditions financières, la direction laisse entendre qu’elle pourrait recourir aux licenciements secs, même si elle préfère transiger. Selon le nouveau PDG, « nous avons effectué des estimations site par site. Ce n’est pas une science exacte. Selon nos prévisions, nous serons relativement proches des 940 départs que nous voulons atteindre. Dans les trois sites de l’Île-d’Abeau, Grenoble et Sophia Antipolis, il devrait y avoir moins de départs volontaires que ce qui est prévu. Nous proposerons des solutions de mobilité interne. »

Environ 500 postes doivent être supprimés dans les trois principaux sites de province, selon les syndicats. Et les mutations internes pourraient être déclinées, notamment en raison de la qualité de vie dans ces villes. « Il est normal de vouloir se recentrer vers Paris. Car 80% de l’activité économique s’effectue en Île-de-France », justifie Johan Deschuyffeleer. Et d’ajouter : « Des réunions sont prévues vers la mi-juillet avec les représentants des salariés. »

Le nouveau patron a une stratégie de conquête du marché français. Après avoir dirigé la filiale en Belgique et passé les deux dernières années au siège de HP , à Palo Alto, où il était responsable du développement des ventes, Johan Deschuyffeleer estime avoir « un accès direct et personnel à l’ensemble des membres du comité de direction ». Ce serait un moyen de convaincre HP d’investir dans l’Hexagone. « La semaine dernière, j’ai expliqué à Ann Livermore [la directrice des services et des logiciels] que le groupe devait investir ici. Car la France est le quatrième pays au monde pour l’accueil des investissements étrangers et aussi le quatrième par la taille de son marché informatique. Le potentiel est énorme. »

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