Liste des auteurs

Communiqué FNME du 16 MARS 2005

Initiative amiante du 10 Mars 2005

mardi 29 mars 2005 par FNME-CGT

Depuis 1999 des milliers de salariés de la métallurgie ayant été exposés à l’amiante ont bénéficié de l’Allocation de Cessation Anticipée d’Activité des Travailleurs de l’Amiante. Ils ont pu partir 1 an plus tôt pour 3 ans d’exposition.

Ce droit a été arraché par la lutte des victimes de l’amiante avec leurs associations et la CGT. Ceux-ci voyant leurs camarades disparaître avant ou très peu après la retraite ont compris que la première des réparations était au moins celle de pouvoir bénéficier de cette retraite.

Même si, heureusement, tous les exposés ne seront pas malades, tous encourent le risque.

Il reste à inscrire de nombreux établissements de la Sidérurgie : fonderies, forges, constructions, réparations et équipementiers automobile et poids lourd, établissements de mécanique et chaudronnerie notamment du groupe Alstom, des ascenseurs, des sous-traitants de la construction et réparation navale. C’est également une revendication et une exigence de la FNME - CGT pour que les agents d’EDF et de Gaz de France qui ont été exposés puissent bénéficier de ces dispositions.

Suite à la précédente manifestation du 11 février 2004, la fédération de la métallurgie rejointe par d’autres fédérations dont la FNME - CGT étaient à l’initiative d’une nouvelle journée d’actions pour gagner et/ou étendre de nouveaux droits pour les victimes de l’amiante et les salariés exposés à ce poison.

Bien avant d’avoir connaissance de la grande journée d’actions du 10 mars, qui a connu le succès que l’on sait, ce même jour avait été retenu pour organiser une nouvelle initiative sur l’amiante avec au programme rencontre auprès du ministère du Travail et de l’Emploi.

Ainsi, le 10 mars au matin, avant la manifestation nationale, près de 500 salariés, dont parmi eux quelques agents d’EDF et de Gaz de France, se sont rassemblés rue de Grenelle devant le ministère du Travail. Une délégation a été reçue à 11h30 par Sophie BOISSART directrice de Cabinet auprès du ministre Gérard LARCHER.

Après que chaque fédération se soit exprimée en évoquant les difficultés rencontrées pour faire appliquer la réglementation par les employeurs, la directrice de Cabinet a tentée d’apporter quelques éléments de réponses.

Il y a lieu de noter dans chacune des interpellations des fédérations syndicales respectives que les problèmes rencontrés sont souvent les mêmes dans toutes les entreprises.

Minimisation du risque, refus d’appliquer la réglementation, réticence de la part des employeurs pour renseigner les fiches d’exposition et délivrer les attestations d’exposition. Côté des politiques les fédérations ont fait observer l’incohérence de la réglementation qui sélectionne des catégories de salariés pour leur appliquer, ou non, certaines mesures en fonction du secteur déterminé. En effet les dispositions ne seront pas les mêmes selon que les salariés travaillent, ou ont travaillé, dans un établissement de fabrication de matériaux contenant de l’amiante, ou dans un établissement de flocage ou calorifugeage à l’amiante. La liste de ces établissements étant fixée par arrêté.

Ainsi, pour deux salariés ayant travaillé dans des conditions similaires, l’ « odeur » de l’amiante ne serait sans doute pas la même et son inhalation aurait des conséquences différentes entre le premier dont l’entreprise figurerait sur la liste arrêtée par voie parlementaire et le second appartenant à une entreprise qui ne se trouverait pas dans cette liste !

En plus de ces points génériques que nous retrouvons également dans les industries électrique et gazière, j’ai informé la directrice de cabinet du ministre de notre revendication d’extension de l’accord amiante de 1998 et de son avenant signé le 7 juin 2002 à l’ensemble des entreprises de la branche en lui rappelant qu’une négociation avait été ouverte mais avait rapidement avortée, les employeurs refusant de vouloir mettre en œuvre les dispositions contenues dans l’avenant à l’accord amiante signé par les 5 fédérations syndicales d’EDF et de Gaz de France.

La directrice de Cabinet nous a indiquée que le ministère était bien conscient de certaines lacunes contenues dans le dispositif mais que cela était extrêmement complexe compte tenu de la diversité des situations. Elle a convenu que ce dispositif avait ses limites et nous a rappelé que justement, pour ces raisons, un groupe d’étude au Sénat ainsi qu’une enquête parlementaire étaient en cours pour tendre à l’évolution de ce régime. En réponse à une de nos interrogations, elle a indiqué que les partenaires sociaux seraient consultés.

A l’issue de l’entrevue, nous lui avons indiqué que nous serions extrêmement vigilants et que nous reviendrons en juin chercher des réponses.

Lors de la rencontre avec les directions d’EDF et de Gaz de France, qui suivait l’entrevue au ministère, nous avons pointé au travers de plusieurs témoignages en direct les difficultés et nos attentes.

Les interpellations portaient sur la reconnaissance systématique de la faute inexcusable de l’employeur faisant suite aux différents jugements rendus dans la dernière période et notamment ceux du 30 août dernier, à Mont-de-Marsan.

Nous avons fait état de la non-application de l’accord dans de trop nombreuses unités, des difficultés, pour ne pas dire plus, pour les remises d’attestation et le renseignement des fiches d’exposition. Nous avons aussi rappelé notre revendication d’examiner le départ anticipé pour les agents qui ont été exposés.

A l’issue de l’échange qui a duré prés de 3 heures, les Directions ont pris l’engagement d’ouvrir des négociations sur l’ensemble du champs santé & travail comme cela avait été convenu dans l’accord du 12 janvier 2004. Parmi l’ensemble des thèmes le dossier de l’amiante sera un dossier qu’il faudra traiter en priorité.

Le collectif amiante de la fédération se réunira d’ici la fin du mois de mars pour faire le point de la situation et proposer une nouvelle initiative dans quelques semaines. Le délai d’ici cette nouvelle initiative devrait nous permettre de mieux la préparée de sensibiliser l’ensemble du personnel pour une participation à la hauteur des enjeux. **********

La délégation au Ministère était composée de : Yves BONGIORNO FD CGT Métallurgie, Joseph BOYER FD CGT Mines & Energie, Patrick DUSSERRE, FD CGT Fonderie Aluminium de Cléon, Michel PETOT FD CGT Verre et Céramique , Christian BLICK FD CGT Construction, Bernard LECLERC ANDEVA, Albert LE BLEU Métal Europe, Gérard SEMME FD CGT Aciéries AUBERT et DUVAL des ANCIZES, Marc FHAL FD CGT ALSTHOM.

La délégation aux Directions d’EDF et Gaz de France était composée de : Jean Louis BARTHES, Joseph BOYER, Michel DE CONINCK, Michel GUINARD, Pierre TERUIN, Michel BADIA.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !