Liste des auteurs

Intervention du secretaire syndicat CGT Centrale Gardanne

samedi 30 avril 2005 par CGT Centrale Gardanne

Partie intégrante de l’histoire de la Mine de Gardanne, la Centrale de Provence se retrouvent aujourd’hui dans un contexte difficile après de longues années d’attentes sur son avenir.

Loin des engagements et promesses concernant l’avenir de la Centrale de Gardanne, nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation indécise et délicate.

Filialisation en 95, ouverture du capital 2001, privatisation septembre 2004, le bilan de ce processus depuis 10 ans ( date de création de la SNET composée de 4 centrales en France) n’est pas sans conséquences pour le site de Gardanne, et de nombreuses incertitudes demeurent sur l’avenir.

Pour notre organisation CGT, la centrale de Gardanne doit avoir toute sa place dans notre région afin de participer aux besoins énergétiques des populations et acteurs économiques. Située dans un bassin minier touché durement touché par les conséquences de la fin d’activité de la Mine de Gardanne, les salariés de la Centrale de Provence vivent dans l’inquiétude de l’avenir.

Les politiques de restriction de coûts tous azimuts, la baisse drastique des effectifs, près de 45 % pour le site, les choix de maintenance plus curative que préventive, font qu’aujourd’hui les conditions de travail et de sécurité des installations et des salariés se sont considérablement détériorées.

L’ensemble des salariés subissant au quotidien cette détérioration, il y urgence des besoins de personnels, et seuls des mouvements sociaux, qui ont aussi pris une tournure difficiles, ont permis récemment d’aboutir sur des embauches statutaires, nécessaires sur le site.

La CGT continuera tous ses efforts pour obtenir un réel dialogue social transparent et cohérents, et stopper la dérive actuelle de la précarité sur notre site.

Laboratoire français de l’application des directives européennes de déreglementation et libéralisation du secteur énergétique, la SNET dont la presse se fait l’écho de l’arrivée probable de ENEL aux coté de ENDESA, doit pérenniser ses sites dont celui de Gardanne, et les incohérences des projets actuels doivent laisser la place à un véritable projet d’avenir pour notre centrale.

Pour la CGT, seul un véritable projet industriel avec des garanties sociales de hauts niveaux, permettra à la Centrale de Provence de jouer son rôle nécessaire et essentiel dans l’équilibre production consommation électrique de notre région PACA.

En ce sens la CGT propose des solutions alternatives aux politiques énergétiques actuelles.

Pour notre région cela se décline sur un projet cohérent de prise en compte de tous les moyens de productions énergétiques (public, semi privé ou privé), de projets divers et variés ( Fos, Martigues, Gardanne et autres...) afin d’apporter une réponse aux besoins énergétiques dans notre région, une des trois région ( avec Bretagne et région parisienne ) officiellement en manque de moyens de production.

La construction du nouveau groupe de 600Mw à Gardanne est plus que jamais d’actualité : dans un débat sur le P.P.I ; dans un débat sur le bilan de la déreglementation ; dans l’urgence des besoins de notre région.

Répondant aux critères économiques techniques technologiques environnementales et sociales, la CGT de la Centrale de Gardanne interpellera et participera avec tous les acteurs politiques, économiques et sociaux pour porter ensemble ce projet, en cohérence étroite avec d’autres projets départementaux, régionaux : énergétiques, voir économiques, politiques, aménagement de territoire, logistiques...

La « Centrale de Provence » tel est son nom officiel doit être pérennisée avec les deux groupes existants de 600mw ( dont les travaux de dépollution ont débuté récemment ) et 250 mw ( Prototype de « charbon propre ») et développée avec ce nouveau groupe de 600Mw à charbon « propre ».

L’activité du site, les emplois directs et induits sont une des richesses sociales et économiques du bassin minier de Gardanne avec d’autres salariés d’entreprises tout autant dans l’incertitude de l’avenir ( Pechiney et autres), ne doit pas être sacrifié au profit de politiques uniques de gain de rentabilité, au détriment de l’intérêt général, du service public d’énergie.

Malgré la privatisation, il est important que nous soyons tous concernés par le bon fonctionnement de notre système électrique régional. D’où la nécessité de créer les conditions d’une certaine maîtrise publique des questions énergétiques, en particulier dans une région ou le risque de délestage est bel est bien réel. Pour cela les actionnaires qui gèrent à distances depuis Madrid les intérêts de l’entreprise doivent prendre en compte la réalité sociales des sites, et leur contexte géopolitique.

Sans intervention sur les priorités des moyens de production électriques dans notre région, le risque d’une dérive axée uniquement sur des intérêts de rentabilité à court terme, mettra en danger notre système électrique.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !