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AFP | 06.03.07

Journée de grève et de manifestations chez Airbus France

mardi 6 mars 2007
Les salariés des quatre sites français d’Airbus sont appelés par l’ensemble de leurs syndicats à faire grève et à manifester, mardi 6 mars, contre le plan de restructuration de l’avionneur européen.

Alors qu’un des dirigeants du principal syndicat, Force ouvrière, a menacé lundi de "bloquer la production des avions" si aucun rééquilibrage des activités entre la France et l’Allemagne n’était décidé, Toulouse, qui accueille le siège et les chaînes de montage d’Airbus, sera au cœur de cette première mobilisation structurée à l’échelle nationale.

Les salariés du siège d’Airbus, qui observeront un mouvement de grève de 9 h 30 à 14 h 30, seront conduits au centre-ville pour participer, dans la matinée, à un défilé. De Jean-Claude Mailly (FO) à Bernard Thibault (CGT), la plupart des leaders syndicaux nationaux ainsi que le candidat altermondialiste à l’élection présidentielle, José Bové, doivent participer à la manifestation.

Les salariés des autres établissements, à Méaulte (Somme), Nantes et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), ont été appelés à des actions de grève similaires et à des manifestations.

PROPOSITIONS POUR UNE AUGMENTATION DU RÔLE DE L’ÉTAT

Les syndicats ont également demandé aux salariés d’EADS, la maison-mère d’Airbus qui annonce ses résultats financiers pour 2006 en fin de semaine, et à ceux des sous-traitants de s’y associer. "Nous invitons les politiques et la population à se joindre aux salariés", a lancé Jean-François Knepper, coprésident (FO) du comité d’entreprise européen.

Le plan "Power 8" prévoit notamment la suppression de 10 000 emplois en quatre ans en Europe, dont la moitié parmi les salariés intérimaires et les sous-traitants. Quelque 4 300 emplois disparaîtront en France (sur 22 000), 3 700 en Allemagne, 1 600 en Grande-Bretagne et 400 en Espagne.

La mobilisation des salariés français, mardi, coïncidera avec une rencontre à Berlin entre la chancelière Angela Merkel et la candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal.

Lundi, un consensus a semblé s’esquisser entre Mme Royal, François Bayrou (UDF) et Nicolas Sarkozy (UMP) sur une possible augmentation du rôle de l’Etat auprès de l’avionneur européen, après les déclarations du premier ministre, Dominique de Villepin, selon lequel l’Etat est "prêt à participer, avec les autres actionnaires, à toute augmentation de capital qui sera jugée nécessaire par l’entreprise".

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