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Rémi Barroux | Le Monde le 11.02.2009

Journée de grève le 19 mars dans toute la France pour "maintenir la pression"

mercredi 11 février 2009 par Rémi Barroux

La prochaine journée de grèves et de manifestations dans toute la France est programmée pour le 19 mars.

"Maintenir la pression" : les syndicats entendent peser sur la réunion entre les partenaires sociaux et Nicolas Sarkozy, le 18 février.

"Nous voulons que l’annonce du 19 mars amène le chef de l’Etat à entendre nos revendications le 18 février", a expliqué Maryse Dumas (CGT).

"Dans l’unité d’action" : l’annonce de la journée du 19 mars, qui intervient après les vacances d’hiver, a permis de maintenir le consensus entre syndicats.

CGT, Solidaires (union syndicale qui regroupe notamment les SUD) et FSU voulaient fixer coûte que coûte une journée d’action, quand CFDT, CFTC et CFE-CGC auraient préféré que cette décision n’intervienne qu’après la rencontre à l’Elysée.

D’ici là, une nouvelle rencontre entre syndicats est prévue le 23 février pour tirer le bilan de ce sommet.

"PHASE DE DIALOGUE"

Au final, Christian Mahieux (Solidaires) s’est félicité de l’"annonce de suites au 29 janvier et de la construction d’un mouvement dans la durée". De son côté, Marcel Grignard (CFDT) a tenu à souligner "l’importance du rendez-vous à l’Elysée et de l’ouverture d’une phase de dialogue social".

Pour autant, il ne croit pas à "la remise en cause possible de la journée du 19 mars". Même si, ajoute-t-il, "il faudra juste en préciser le contenu et l’ampleur en fonction des résultats obtenus".

Après l’intervention télévisée du président de la République, le 5 février, les huit syndicats considèrent que "malgré un changement de ton, le président de la République maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale".

Pour eux, l’annonce de nouvelles aides à l’industrie automobile, comme les mesures envisagées pour résoudre la crise en Guadeloupe et en Martinique illustrent la possibilité d’obtenir des réponses rapides.

Les huit restent unis pour exiger des solutions à brève échéance sur les questions salariales et de pouvoir d’achat. "Nous voulons des réponses concrètes pour obtenir une relance par la consommation", a rappelé Michèle Biaggi (FO). Et pour Mme Dumas (CGT), "il faut arrêter de distribuer des milliards aux entreprises sans contrepartie".

S’agissant de l’emploi, les syndicats savent que les négociations proposées par M. Sarkozy prendront des semaines. "Des mesures rapides et possibles sur la TVA, sur l’arrêt du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux auraient été de nature à nous rendre plus compréhensifs", a estimé Gérard Labrune (CFE-CGC). Un regret partagé par Gabrielle Simon (CFTC) qui souhaitait l’"annonce de l’ouverture de négociations dans la fonction publique et d’un coup de pouce sur la politique salariale".

Le 18 février, il faudra que le chef de l’Etat et le gouvernement fassent des ouvertures sur cette question s’ils veulent affaiblir le front syndical.

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