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LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.09.07

L’Elysée étudie une refonte du capital du groupe nucléaire Areva

mercredi 12 septembre 2007

"Je confirme que nous réfléchissons à l’avenir de la filière énergétique. C’est une réflexion stratégique à long terme, mais il n’y a pas d’urgence", a déclaré le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, mardi 11 septembre, interrogé à partir d’informations des Echos selon lesquelles l’Elysée aurait créé un groupe de travail pour réfléchir à une éventuelle refonte du groupe nucléaire public français Areva."A la demande du président de la République et du premier ministre, le ministère de l’économie regarde toutes les options concernant Areva", a déclaré de son côté une porte-parole du ministère de l’économie, ajoutant qu’"il n’y avait pas de calendrier" arrêté.

Selon Les Echos de mardi, le cabinet de conseil McKinsey et la banque HSBC ont été officiellement missionnés autour de l’Agence des participations de l’Etat pour plancher sur l’avenir d’Areva. Le quotidien économique affirme en outre que le schéma privilégié serait de rapprocher Areva du groupe industriel Alstom, grand rival de l’allemand Siemens, lui-même présent à hauteur de 34 % dans le capital d’Areva NP (ex-Framatome), filiale "réacteurs" d’Areva. TROIS SCÉNARIOS POSSIBLES

En juillet, l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche avait affirmé que le président Sarkozy souhaitait que Siemens sorte du capital d’Areva NP, pour ensuite fusionner Areva avec Alstom et le groupe diversifié Bouygues. Dans une note transmise début août aux pouvoirs publics, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), principal actionnaire d’Areva, envisageait cette hypothèse de marier Areva et Alstom, parmi trois scénarios possibles. Un autre schéma consisterait en"la poursuite du ’stand alone’ [rester seul], avec ouverture du capital limitée et des filiales détenues à 100 %". Dans ce cas, le CEA céderait 29 % du capital, dont il détient actuellement 79 %, tandis que les 34 % détenus par Siemens dans Areva NP seraient convertis en une participation de 8 % dans le holding de tête. Un autre scénario créerait un grand groupe nucléaire international, mais avec le maintien d’un contrôle public majoritaire. Il s’agirait notamment de faire entrer Bouygues au sein d’Areva NP à hauteur de 34 %. Siemens ou le groupe japonais Mitsubishi monteraient au niveau du holding.

Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré, à l’issue d’une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, qu’elle souhaitait la poursuite du partenariat industriel entre Siemens et Areva NP. M. Sarkozy s’était contenté d’indiquer que "la France est prête à collaborer avec des groupes, et donc Siemens, qui est déjà dans Framatome".

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