Liste des auteurs

LEMONDE.FR avec AFP | 13.03.07

L’action du FMI en Afrique critiquée

mardi 13 mars 2007
Les politiques et les actions du FMI en Afrique subsaharienne sont ambiguës et confuses, selon un rapport de du Bureau d’évaluation indépendante (Independent Evaluation Office, IEO), l’organe de contrôle interne du Fonds monétaire international, publié le lundi 12 mars.

"Le principal message de cette évaluation est que le Fonds doit être plus clair et plus impartial au sujet de ce qu’il a entrepris de faire, et plus assidu, transparent et responsable dans la mise en œuvre de ses engagements", résume cet organe, dans un communiqué. L’IEO est indépendant de la direction du FMI, mais responsable devant le conseil d’administration."Le rapport conclut à une somme d’ambiguïté et de confusion s’agissant des politiques et des actions du FMI en matière d’aide et de lutte contre la pauvreté", détaille-t-il.

L’étude porte sur vingt-neuf pays bénéficiant de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (PRGF/FRPC), et couvre la période 1999-2005. Elle stigmatise notamment le rôle du Fonds dans la mobilisation de l’aide, l’analyse des scénarios alternatifs et l’évaluation de l’impact social des politiques macro-économiques, explique l’IEO."Le rapport met également au jour un hiatus entre la communication externe du FMI en matière d’aide et de réduction de la pauvreté, et ses pratiques dans les pays à faibles revenus", souligne-t-il dans le communiqué.

Le Fonds "a survendu" ce qu’il s’était engagé à faire pour lutter contre la pauvreté, en "minorant" ses recommandations pour un renforcement de la stabilité macro-économique, de la politique budgétaire et de la réduction de la dette, estime-t-il. Le rapport relève également des "divergences de vues parmi les membres du conseil d’administration au sujet du rôle et des politiques que doit mener le FMI dans les pays à faibles revenus", ajoute-t-il.

RISQUE DE DISPERSION

C’est la deuxième fois que le FMI se fait rappeler à l’ordre au sujet de ses politiques en matière d’aide aux pays pauvres. Pedro Malan, ancien ministre des finances brésilien, nommé à la tête d’une commission chargée d’étudier les relations entre le FMI et la Banque mondiale, avait épinglé fin février dans un rapport la tendance du FMI à s’engager sur le terrain de l’aide aux pays pauvres, théoriquement réservé à la Banque mondiale. Il y voyait notamment un risque de dispersion pour le FMI."Nous reconnaissons que nous devons être prudents et nous concentrer sur notre mandat", avait alors répondu le directeur général du Fonds, Rodrigo Rato, en concédant : "Financer le développement n’est pas notre mandat."

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !