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article de Pierre Henri Lab paru dans L’Humanité du 16 octobre 2006

La CGT ne veut pas lâcher

lundi 16 octobre 2006 par Pierre-Henri Lab
Gdf . Malgré une faible participation aux manifestations, la CGT est déterminée à poursuivre le mouvement contre la privatisation.

Les manifestations contre la privatisation de Gaz de France à l’appel de la CGT ont faiblement mobilisé. Selon la confédération, 50 000 personnes ont participé à la centaine de rassemblements et de cortèges organisés dans le pays. Dans de nombreux départements, L’UNSA, SUD, la FSU et l’UNEF se sont joints au mouvement. Les confédérations FO, CFTC et CFE-CGC pourtant hostiles à la privatisation n’y ont pas pris part. Néanmoins, dans quelques endroits, leurs organisations locales ou leurs syndicats de l’énergie ont participé aux défilés. Point positif de cette journée : son caractère indubitablement interprofessionnel. Alors que les précédentes mobilisations étaient le fait des seuls gaziers et électriciens, celles de samedi ont rassemblé des salariés de l’ensemble des entreprises et services publics et des délégations du privé, en particulier de la métallurgie.

d’autres initiatives prévues

À Paris, 8 000 personnes ont défilé de la place de Clichy à celle de Saint Augustin. La CGT constituant le gros des manifestants, rejoints par des personnels de l’éducation nationale sous la bannière de la FSU et des étudiants de l’UNEF. Dans le cortège organisé autour des unions départementales d’Île-de-France de la CGT, les agents de la RATP ont côtoyé leurs collègues de la SNCF, du service de nettoyage de la ville de Paris et de l’ensemble de la fonction publique. Quelques dizaines de métallos étaient également présents. Bien qu’ayant aussi appelé à la mobilisation dans une déclaration commune, les partis de gauche étaient faiblement représentés. À l’exception notable du PCF dont le cortège emmené par sa secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a regroupé quelques centaines de militants.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a affirmé la volonté de son organisation « de ne pas lâcher » et de « prendre prochainement d’autres initiatives ». « Il est de notre responsabilité de continuer à nous battre contre une privatisation qui met en péril la sécurité d’approvisionnement et l’accès à l’énergie des usagers ». Le responsable syndical a réitéré sa demande de suspension du projet de loi. « Les nouvelles contreparties exigées par Bruxelles montrent bien que ce dossier ne revêt aucun intérêt industriel », souligne-t-il.

oeuvrer à élargir la mobilisation

La volonté de poursuivre la mobilisation et d’oeuvrer à son élargissement a été réaffirmée par l’ensemble des responsables syndicaux présents. Le secrétaire général de la fédération des cheminots CGT, Didier Le Reste, dont le syndicat appelle avec plusieurs autres fédérations d’agents de la SNCF à une journée d’action le 8 novembre prochain, a fait part de « la nécessité de rassembler agents et usagers des services publics pour défendre des droits collectifs ». Même son de cloche du côté du secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, qui souhaite « un mouvement rassemblant agents et usagers autour de la défense et de la modernisation des services publics ».

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