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Article de Paule Masson paru dans L’Humanité du 31 octobre 2006

La CGT sera membre de la CSI

mardi 31 octobre 2006 par Paule Masson
Un vote au Comité national confédéral a approuvé, à près de 95 %, l’affiliation de la confédération, sans attache internationale depuis 1994.

La CGT sera membre de la Confédération syndicale internationale (CSI) et, avec elle, d’autres syndicats, colombiens, portugais, argentins, angolais ou encore népalais, jusqu’alors orphelins d’une affiliation à une des organisations syndicales mondiales existantes. Ayant quitté en 1995 la Fédération syndicale mondiale (FSM), autrefois liée au bloc des pays de l’Est, la CGT était, depuis, sans attache internationale. Alors, dès que la CISL et la CMT ont fait connaître leurs intentions de construire un nouvel internationalisme, la CGT s’est engouffrée dans la brèche.

Ce « groupe des indépendants » s’est montré particulièrement actif pour que la CSI ne naisse ni d’une fusion entre les deux existantes, CISL et CMT, ni de l’absorption d’une organisation par l’autre. « Pour forger une vraie organisation mondiale, il faut que tous ses acteurs soient considérés à égalité de droits et de devoirs. Cette construction n’est pas la première tentative. Avant, tout se pensait en termes d’absorption. Cette fois-ci, chacun assume son histoire et on parle d’avenir », assure Guy Juquel, animateur de l’espace Europe international dela CGT. Ces « indépendants » ont contribué à définir l’identité de la nouvelle internationale « combative, revendicative, qui essaie de dépasser les clivages antérieurs », ajoute Guy Juquel.

Sur la base d’un mandat adopté en commission exécutive le 17 juin 2004, la CGT s’est engagée dans ce processus d’unification du syndicalisme international avec l’objectif qu’il contribue à créer « des alternatives à la mondialisation actuelle ». En avril 2006, son 48e Congrès a de nouveau approuvé cette option avant un vote, lors du Comité national confédéral (CCN) du 27 septembre, à 94,2 %, pour « l’affiliation et la participation de la CGT ». Les fédérations de l’agroalimentaire et de la chimie, ainsi que les unions départementales de l’Indre et du Loir-et-Cher ont voté contre, défendant l’idée que la CGT y perd son âme, son autonomie, et regrettant l’absence de la Chine et de l’Inde.

Mais la grande majorité des organisations qui se sont prononcées sur la base des documents, programmes et statuts, a émis un avis favorable, voyant dans ce projet « une réorientation de la mondialisation pour des transformations sociales », a développé Serge Doussin, responsable de l’UD de Loire- Atlantique lors du CCN. Bernard - Thibault, secrétaire général de la confédération, a pour sa part insisté sur le « "retard" pris sur la globalisation économique et sociale », considérant que « l’unité du mouvement syndical international est devenue une nécessité pour changer le rapport des forces à l’échelle mondiale ». Pour y contribuer pleinement, la CGT est candidate à prendre place au sein du conseil général, parlement de la future CSI.

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