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AFP / 29 mars 2013

La Centrale Eon d’Hornaing fermera bien définitivement dimanche

mardi 2 avril 2013

Le tribunal de grande instance de Douai (Nord) a débouté vendredi les syndicats qui lui avaient demandé d’interdire la fermeture dimanche de la centrale à charbon d’Hornaing (Nord), propriété de l’électricien allemand E.ON, a-t-on appris de sources concordantes.

Nous avons été déboutés, ce qui va toucher 87 personnes. Mais nous allons certainement faire appel, a déclaré à l’AFP le délégué CGT Roger Caiola.

E.ON France a annoncé en septembre la fermeture de la centrale d’Hornaing, la plus ancienne du parc français en fonctionnement.

La CGT et FO avaient demandé à la justice de contraindre E.ON à respecter l’engagement de maintenir l’activité jusqu’à la fin 2015, que la société avait pris en 2010 à l’issue d’un mouvement social.

Confirmant que plus rien ne s’opposait à la fermeture dimanche de la centrale créée dans les années 1950, le secrétaire général adjoint d’E.ON France, Jérôme Dupont, a annoncé l’ouverture dès le 1er avril de la phase de mise en sécurité du site en vue de son démantèlement puis de sa dépollution.

M. Dupont a par ailleurs indiqué qu’un plan de départs volontaires et un éventail de mesures d’âge, de reclassement et d’aide à la création d’activités ou à la formation, proposés par la direction, resteraient sur la table jusqu’au 31 juillet. Jusqu’à présent, près de 20 personnes en ont bénéficié, a-t-il souligné.

Au-delà, les salariés qui n’auraient pas été en mesure de passer un accord avec la direction seront exposés à un licenciement contraint, a-t-il précisé, avant d’ajouter : Mais nous estimons que cela ne sera pas nécessaire.

Les syndicats n’ont cependant pas dit leur dernier mot, a assuré M. Caiola.

Ce plan de départs volontaires est en fait un plan social déguisé, a-t-il estimé.

Le délégué cégétiste a rappelé que les employés d’Hornaing bénéficiaient du statut des travailleurs de l’industrie électrique et gazière, datant de 1946, lequel, a-t-il assuré, prohibe les licenciements sans reclassement au même statut.

Début mars, la CGT et FO avaient dénoncé l’attitude de l’employeur, estimant que la direction d’E.ON a délibérément choisi de casser le site industriel pour se recentrer sur d’autres activités jugées plus rentables pour les actionnaires.

Selon la direction de la filiale française du numéro un allemand de l’énergie, une rénovation du site n’était pas rentable et son maintien en fonctionnement devait générer d’importantes pertes d’exploitation à partir de 2013.

La centrale a été arrêtée le 21 mars par les employés eux-mêmes qui craignaient pour leur sécurité, la direction voulant, selon M. Caiola, alimenter la chaudière jusqu’à la fin du mois avec un charbon ancien gorgé d’eau.

La phase dite de mise en sécurité va durer jusqu’à la mi-juillet, a estimé de son côté M. Dupont.

A partir de mai, on va établir le diagnostic préalable a un démantèlement pour bien localiser les éventuels produits dangereux et communiquer à l’administration le plan de gestion pour les retirer.

Le démantèlement lui-même sera lancé vers la fin 2013 et durera de 18 à 24 mois, et la dépollution suivra, le tout étant confié à des entreprises spécialisées, a-t-il encore expliqué.

La remise en état du site devra clôturer les opérations.

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