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une dépèche AFP parue dans Le Figaro du 3 mai 2006

La SNCM en route vers la privatisation

mercredi 3 mai 2006
Les 2.400 salariés de la compagnie maritime publique reliant la Corse au continent se sont prononcés à 77% en faveur du « projet de relance » présenté par les repreneurs, ouvrant ainsi la voie à sa privatisation.

A l’issue d’une consultation interne qui s’est achevée mardi, 1.197 salariés de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM) sur les 2.336 inscrits, ont dit « oui » au projet présenté par les repreneurs, le fonds d’investissement français Butler Capital Partners et Veolia Transport. Le non a recueilli 357 suffrages. 73,6% des salariés ont participé au vote.

Veolia avait conditionné la reprise, négociée par le gouvernement à l’issue d’un long conflit avec les syndicats cet automne, à l’acceptation du plan par une large majorité du personnel. L’essentiel du projet social s’articule autour de la décision de réaliser « 20 millions d’euros d’économies sur la masse salariale » d’ici à la fin 2008, avec la suppression de l’équivalent de 400 postes, sans licenciements secs mais par des départs volontaires ou en pré-retraite, ou des mutations.

Les syndicats favorables au plan de relance

Les actionnaires ont entériné vendredi dernier la recapitalisation de la SNCM par l’Etat, via la CGMF, à hauteur de 142,5 millions d’euros, et la « reconstitution du capital » de la firme pour 35 millions d’euros, répartis selon le montage négocié à l’automne dernier entre le gouvernement et les syndicats. Selon ce plan mis en place en octobre 2005 au terme de 24 jours de grève, Veolia Transport prendra 28% du capital de la SNCM, Butler Capital Partners 38%, 9% devant revenir aux salariés tandis que l’Etat conservera 25% du capital. Cependant, le 19 avril, Veolia Transports avait déclaré avoir l’intention de reprendre les participations de l’Etat et de Butler Capital dans la SNCM, au fur et à mesure de leurs désengagements, ce qui porterait sa participation de 28% à 91%. Selon des sources syndicales, quelque 38,5 millions d’euros seraient en outre immobilisés par l’Etat pour financer les mesures sociales prévues par le plan de privatisation.

A l’exception du Syndicat des travailleurs corses (STC), tous les syndicats sont favorables, ou du moins résignés, au montage entériné vendredi par les actionnaires publics. « Ce résultat est pour nous une source de satisfaction, la manifestation d’une grande cohésion sociale et d’un attachement aux grandes lignes du projet industriel », a réagi Maurice Perrin, responsable de la CFE-CGC à la SNCM.

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