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AFP / 17 octobre 2012 19h01

La direction de la centrale de Gardanne absente depuis vendredi (bis)

jeudi 18 octobre 2012

MARSEILLE - La direction de la centrale à charbon de Gardanne (Bouches-du-Rhône), qui doit être convertie en unité à biomasse, a déserté le site depuis vendredi midi selon la CGT, l’encadrement dénonçant quant à lui des incidents inacceptables survenus ce jour-là.

Depuis vendredi midi, nous faisons constater par huissier l’absence de la vingtaine des membres de la direction, a affirmé à l’AFP Joël Capra, l’un des délégués CGT de l’établissement (182 salariés), propriété d’Eon France.

Ces absences, qui bloquent le fonctionnement au quotidien, génèrent en outre des problèmes de sécurité et de responsabilité en cas d’incident, a précisé le syndicaliste, qui a alerté l’inspection du travail.

Contactée par l’AFP, la direction d’Eon France, filiale du numéro un allemand de l’énergie, a confirmé l’absence du chef de la centrale - en mission en Allemagne prévue de longue date - et du directeur des ressources humaines (DRH) - en déplacement à Paris - tout en précisant que leur retour sur le site se ferait d’ici à la fin de semaine.

Vendredi, il s’est passé des faits que l’on peut qualifier d’inacceptables, avec en particulier des insultes, des échanges verbaux et des menaces à l’encontre du chef de la centrale et du DRH, ainsi que des intimidations à l’encontre des non-grévistes, a-t-on ajouté de même source.

Evoquant également des bousculades à la sortie de l’usine, la direction nationale a souligné que si le droit de grève peut s’exercer, il ne donne pas le droit de disposer des locaux, de dégrader l’outil de travail ni d’intimider les salariés qui souhaitent travailler.

Les salariés d’Eon France font ponctuellement grève pour s’opposer à un projet de fermeture de cinq unités à charbon, annoncé fin septembre, prévoyant un plan de départs volontaires affectant 215 postes sur l’ensemble des sites concernés (885 salariés).

Par ailleurs, les salariés sont très inquiets du fait que le projet de conversion du site stagne, ainsi que l’a constaté la CGT la semaine dernière lors du comité central d’entreprise (CCE) à Paris de la SNET (Société nationale d’électricité thermique), filiale d’Eon.

Si la biomasse ne se fait pas à Gardanne, une centaine de personnes pourraient perdre leur emploi d’ici mars 2013, a souligné M. Capra.

Le groupe entend fermer cinq tranches sur les sept que comptent ses quatre centrales à charbon héritées de la SNET (Saint-Avold en Moselle, Hornaing dans le Nord, Lucy en Saône-et-Loire, et Gardanne).

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