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Viva le 05.11.2007

La médecine du travail doit être plus préventive

vendredi 9 novembre 2007

La réforme de la médecine du travail, engagée depuis plus de 15 ans, reste inaboutie. C’est ce que souligne un rapport rendu public Vendredi 2 novembre, rédigé par deux médecins, Françoise Conso et Paul Frimat, ainsi que par les inspections générales des affaires sociales (IGAS) et de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR). Les auteurs préconisent notamment d’augmenter les nombre des médecins du travail, et de recentrer leur activité sur la prévention en déléguant certaines tâches à des infirmières spécialisées.

La médecine du travail compte actuellement 6.500 médecins et 10.500 personnels non médicaux, regroupés dans 943 services de santé au travail pour couvrir 15,3 millions de salariés.

Faute d’effectifs suffisants, cette médecine est "mal armée pour affronter les transformations" des formes d’emplois et des conditions de travail, souligne le rapport alors que "les risques sanitaires en milieu du travail se diversifient et deviennent plus complexes à appréhender". Il faudrait augmenter "significativement" le nombre de postes au concours de l’internat, pour le porter de 60 actuellement à 100 puis 170 internes. D’ici cinq ans, 1.700 médecins du travail partiront à la retraite alors que seulement 370 nouveaux médecins auront été formés.

Les auteurs insistent sur la priorité à donner à "l’action en amont sur les facteurs d’environnement professionnel susceptibles d’affecter la santé des salariés" et proposent pour cela que soient définies législativement "les missions des services de santé au travail, centrées sur la prévention".

Les médecins devraient alors mettre en place "des projets de prévention" dans l’entreprise, avec "un plan pluriannuel de santé au travail". La loi pourrait ensuite imposer à l’employeur d’indiquer par écrit les suites données au plan.

Le rapport propose que le médecin du travail ne soit plus obligé de rendre des avis d’aptitude systématiques, mais qu’il mette en place des "procédures ciblées de préventions des inaptitudes".

Il préconise également la mise en place d’un "outil" retraçant l’historique des expositions et des facteurs professionnels susceptibles d’affecter éventuellement la santé du salarié pour améliorer la traçabilité des expositions aux produits toxiques ou cancérigènes, comme l’agenda “mémo pro santé” mis au point l’an dernier par la Mutuelle Familiale et qui va pouvoir être diffusé par les mutuelles adhérentes à la Fédération des Mutuelles de France (FMF).

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