Liste des auteurs

Communiqué de la FNME CGT du 7 février 2011

La patience et la responsabilité du personnel des POM ignorées par le Gouvernement et les Employeurs

jeudi 10 février 2011 par FNME-CGT

Aujourd’hui, 7 février 2011, une table ronde s’est tenue à Paris entre la représentante du Ministère de l’Industrie, la Séchilienne-Sidec, la CDE et la CGT, syndicats et fédérations.

Il est à noter que la Direction d’EDF, premier employeur dans les POM, a brillé par son absence lors de cet échange. Pourtant, elle a déclaré s’être ’’associée’’ dans le cadre d’une intervention volontaire à la requête des filiales de la Séchilienne-Sidec au Conseil d’Etat et malgré qu’un préavis de grève soit en cours sur l’ensemble des Unités des POM.

Nous actons que, face à la même revendication exprimée par les salariés des IEG des Pays d’Outre-Mer pour l’application intégrale de l’article 14 § 6 du Statut national, les employeurs refusent chacun à leur façon de négocier avec la CGT.

Du côté du Ministère, alors que le personnel et la CGT attendaient une position constructive pour la recherche d’une solution, la représentante du Ministère de l’Industrie est restée strictement dans le cadre fixé par courrier du 27 janvier 2011, se contentant d’exposer le point de vue juridique du Ministère sur cet article du statut. Cette interprétation exprimée de façon très succincte et réductrice n’a apporté aucun élément nouveau et elle a chuté sur le fait qu’il appartient désormais au Conseil d’Etat de dire le droit.

Alors que depuis des semaines la CGT, au nom du personnel des différentes entreprises, construit et porte des arguments qui valident la revendication, employeurs et Ministère refusent d’entendre et jouent le pourrissement de la situation.

Ce comportement est irresponsable et leur responsabilité sera pleinement engagée par rapport au conflit qui va maintenant prendre de l’ampleur dans les POM.

Le Gouvernement et les entreprises concernées devront assumer le poids de leur irresponsabilité

Venue pour écouter l’expert du Ministère de l’Industrie lors de cette rencontre initiée par l’autorité préfectorale, la CGT considère qu’une étape décisive a été gâchée. Après avoir mis tous les moyens en œuvre pour favoriser le dialogue social et la négociation, elle constate que tous les employeurs, y compris EDF, n’ont cessé de jouer le mépris, voire la provocation.

Bien consciente des problèmes économiques et de la crise, c’est l’échec de la recherche d’un consensus dans le cadre du dialogue social qui va contraindre la CGT avec le personnel à passer à l’action. Chacun devra prendre ses responsabilités, l’Etat devra prendre les siennes.

Nous n’acceptons pas et n’accepterons pas la remise en cause de la signature du Gouvernement au bas de l’accord de fin de conflit du 22 février 1972. Les dispositions de cet accord fixe bel et bien l’application de l’article 14 § 6 à l’ensemble des Départements d’Outre-Mer.

Saisir le Conseil d’Etat constitue donc pour les employeurs concernés une fuite en avant, tout en leur permettant malhonnêtement d’évoquer qu’il faut faire dire le droit. Cette posture est donc bien une insulte portée à l’endroit des agents des Pays d’Outre-Mer. Cela constitue tout aussi une remise en question du fruit du combat des nombreux agents qui, en 1972, se sont battus de façon solidaire pour mettre un terme à la différence de traitement, différence de vision selon son origine.

Aujourd’hui, les employeurs savent bien que l’avis émis par le Conseil d’Etat ne pourra solder à lui seul une revendication légitime portée depuis plusieurs décennies. EDF allant même jusqu’à évoquer que si le Conseil d’Etat donnait un avis favorable aux salariés, il y aurait toujours une interprétation quant à la mise en œuvre.

A ce stade, le Gouvernement et les entreprises concernées devront assumer, face à la population et au monde économique, le poids de leurs responsabilités conjointes sur ce dossier.

La CGT a donc une nouvelle fois exprimée avec fermeté la revendication qui passe par l’application intégrale de cet article 14 § 6 du Statut National à l’ensemble des salariés des DOM de la Branche des IEG

Nous appelons l’ensemble de nos structures syndicales à intensifier les assemblées générales en vue d’informer l’ensemble des personnels de leurs droits et à se mobiliser par la lutte syndicale dans les Pays d’Outre-Mer.


Article 14 paragraphe 6

Les agents en service dans les territoires d’outre-mer bénéficieront de l’intégralité des indemnités coloniales applicables aux fonctionnaires de I’Etat dans les mêmes territoires.

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !