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La pression des salariés sur la négociation est la seule façon d’avancer

mercredi 7 décembre 2005 par Confédération Générale du Travail (CGT)
Obtenir à la fois prévention et réparation de la pénibilité au travail : une revendication que le Medef fait tout pour ne pas entendre. Après avoir tenté de reporter le rendez-vous de négociation du 6 décembre, le patronat a voulu limiter le contenu de la séance et traiter séparément de la seule amélioration des conditions de travail. Il tente d’écarter la question des départs anticipés en retraite pour pénibilité.

Les appels à la mobilisation de plusieurs Fédérations de la Cgt ont permis de rassembler devant le siège même du Medef plusieurs centaines de salariés de la métallurgie et de la construction avant le début de la séance de négociation, ce qui a été le principal point d’appui pour la délégation Cgt. Monsieur Gautier-Sauvagnac énervé a lâché : « on comprend que la Cgt défend le départ anticipé en retraite ».

Cela a permis d’obtenir, en début de cette négociation sur la reconnaissance de la pénibilité au travail, que l’on traite conjointement des aspects de prévention et de réparation. Ainsi une grande partie de la réunion a été consacrée à définir plus complètement que ne l’abordait le texte du Medef, les atteintes à la santé et à l’espérance de vie dues à la pénibilité et à préciser les facteurs d’usure au travail.

Le Medef ne cesse de répéter qu’il faut agir pour de meilleures conditions de travail, alors qu’en pratique dans les entreprises le patronat ne met pas en oeuvre les dispositions existant en la matière dans le Code du travail. Contraint de céder un peu, il accepterait des bilans dans les branches ou entreprises. Mais il persiste à vouloir faire financer des mesures d’amélioration des conditions de travail par la suppression des primes de pénibilité ou organiser un turn-over des salariés sur les travaux le plus pénibles. C’est un troc inadmissible.

La prochaine réunion ne se tiendra que le 31 janvier 2006, c’est-à-dire presque un an après l’ouverture de la négociation. Se tiendra en parallèle le 15 décembre une réunion sur les dispositifs existants ou passés de départ anticipé. Si l’objectif à peine caché du Medef est de démontrer que l’on ne peut rien faire d’autre au titre de la pénibilité, il est cependant contraint d’examiner les financements à redéployer et à étendre au titre de la répartition. Ceci est à mettre au crédit des mobilisations.

Le 31 janvier sera de nouveau décisif. L’intervention des salariés sera plus que jamais nécessaire.

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