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latribune.fr - 09/05/2011

Le Giec prévoit jusqu’à 77% d’énergies renouvelables en 2050

mardi 10 mai 2011
Dans un rapport rendu public ce lundi à Abu Dhabi, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) présente plusieurs scénarios, dont le plus optimiste table sur 77% d’énergies renouvelables en 2050. Un chiffre compatible avec une élévation des températures de 2°C.

Près de 80% des besoins mondiaux en énergies pourraient être assurés par des énergies renouvelables en 2050, selon un rapport présenté ce lundi par le Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à Abu Dhabi. Les experts misent plus sur les renouvelables que sur le nucléaire et les énergies fossiles, même équipées de systèmes de captage et stockage de CO2. Aujourd’hui, seulement 2,5% du potentiel des renouvelables serait exploité à l’échelle planétaire.

Selon les différents scénarios envisagés (pas moins de 160, dont quatre ont été détaillés), la progression des renouvelables permettrait d’éviter de 220 à 560 gigatonnes d’équivalent CO2 entre 2010 et 2050, et de contenir la concentration de gaz à effet de serre à 450 ppm (parties par millions), donc l’élévation de la température à la surface du globe à 2°C. Ce plafond fait consensus parmi les climatologues et a été entériné lors des dernières négociations internationales sur le climat de Cancun en décembre dernier.

Les chercheurs du Giec se sont penchés sur les défis technologiques concernant l’intégration des énergies renouvelables dans les réseaux existants et futurs et les conséquences en termes de coûts et de bénéfices.

Les différents scénarios varient selon l’évolution de l’efficacité énergétique, la croissance démographique et la consommation d’énergie par habitant. Celui qui fait la meilleure part aux renouvelables atteint 77% du mix énergétique à l’horizon 2050, et 15% pour le moins optimiste.

Bien que le Giec anticipe une progression des renouvelables y compris en l’absence de toute politique de soutien, le rapport insiste sur leur rôle pour rendre compétitives des énergies qui le sont parfois déjà dans certains cas mais demeurent en majorité significativement plus chères que les prix du marché. Outre les progrès technologiques et les économies d’échelles, qui ont déjà conduit à de fortes réductions de coûts (notamment dans le solaire photovoltaïque, ndlr) et devraient se poursuivre dans les prochaines années, l’intégration de coûts environnementaux tels que les émissions de gaz à effet de serre pourraient également contribuer à leur compétitivité.

Le rapport montre que les bénéfices d’une combinaison d’énergies provenant de diverses sources renouvelables et zones géographiques pour lisser la production et limiter les risques liés aux pics de demandes. Il souligne aussi la nécessité d’optimiser les infrastructures et d’équilibrer l’offre et la demande en recourant à différentes techniques.

D’autres conclusions de ce rapport méritent d’être soulignées. Ainsi, sur les 300 gigawatts de capacités supplémentaires installées dans le monde entre 2008 et 2009, 140 provenaient d’énergies renouvelables. En 2009, malgré la crise économique, elles ont poursuivi leur progression, de plus de 30% pour l’éolien et plus de 50% pour le solaire photovoltaïque. 50% des capacités de production d’énergies renouvelables sont installées dans les pays en développement. Côté investissements nécessaires, le Giec les estime entre 1.360 et 5.100 milliards de dollars d’ici à 2020, pouis entre1.490 et 7.180 milliards de dollars de 2021 à 2030.

Ce rapport doit nourrir le prochain rapport du Giec qui sera finalisé d’ici à septembre 2014.

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