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Un article de Rémi Barroux paru dans Le Monde du 20.12.05

Le Medef accepte l’idée d’une hausse des cotisations

mardi 20 décembre 2005 par Rémi Barroux

En concédant, dans la nuit du 16 au 17 décembre, la possibilité d’une légère augmentation des cotisations, le Medef a relancé la négociation de la prochaine convention de l’assurance-chômage, qui pourrait être bouclée mardi 20 décembre.

Lors de cette septième séance de discussions, le patronat et une partie des syndicats devraient se mettre d’accord sur les conditions d’indemnisation des chômeurs et sur quelques mesures destinées à renflouer les caisses de l’Unedic, dont le déficit cumulé atteint 13,6 milliards d’euros.

Jusque-là, des progrès avaient été enregistrés sur le titre 1 du projet de convention, consacré à la politique d’aide au retour à l’emploi. Certains syndicats, dont la CFDT et la CFTC, membres de l’actuelle majorité de gestion de l’organisme paritaire, y voyaient des sources d’économies possibles.

Combinées à l’amélioration attendue des comptes - avec la baisse du chômage, l’Unedic prévoit le retour à un exercice financier annuel positif dès 2007 -, les économies proposées étaient jugées par eux suffisantes pour redresser les comptes.

Accusé de dramatiser la situation, le Medef a dû en partie reculer. Le 13 décembre, lors d’une séance de négociation, l’unanimité patronale s’était fissurée : la CGPME, soutenue par l’UPA, avait fait état publiquement de ses divergences en proposant une augmentation minime des cotisations, jugée, le matin même, "pas envisageable" par la présidente du Medef, Laurence Parisot.

CONTREPARTIES SYNDICALES

Vendredi, en marge d’une sixième réunion, consacrée, à la demande de la CFDT, à l’indemnisation des intermittents du spectacle, Denis Gautier-Sauvagnac, chef de file (Medef) de la délégation patronale, a donc admis qu’une augmentation des cotisations était envisageable. "Le Medef n’a pas de problème avec l’idée de prendre des mesures d’urgence, toutes sortes de mesures", a-t-il confié à la presse.

Cette concession a une contrepartie. En échange d’une hausse de cotisation (environ 0,2 %) répartie à égalité entre salarié et employeur et qui rapporterait quelque 800 millions d’euros par an, le patronat obtiendrait l’abandon de l’idée d’une surcotisation sur le travail précaire, réclamée par les syndicats. Les négociateurs semblent également s’orienter vers un allongement de la durée d’affiliation nécessaire pour être indemnisé.

En attendant les derniers réglages, mardi, les syndicats ont affiché une relative satisfaction. Seule la CGT refuse toujours que l’on restreigne, de quelque manière que ce soit, les conditions d’indemnisation.

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