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LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 03.07.07

Le PDG d’EDF prêt à la vente d’une partie du capital du groupe

mardi 3 juillet 2007

Le PDG d’EDF, Pierre Gadonneix, a affirmé, mardi 3 juillet, qu’il était prêt à la vente d’une partie du capital du groupe énergétique, dont l’Etat français détient encore 87 %, estimant que ce serait une bonne nouvelle. Interrogé sur la radio Europe 1 pour savoir si la vente de près de 10 % de participations de l’Etat serait une "bonne nouvelle" pour EDF et si le groupe y était "prêt", M. Gadonneix a répondu : "Tout à fait." "Le fait que l’Etat vende des participations ne serait pas du tout préjudiciable à l’entreprise, bien au contraire", a-t-il ajouté. Cela "n’inquiète pas du tout les marchés, l’entreprise non plus", a-t-il insisté.

Lundi, sur i-Télé, il estimait que la vente d’une partie de la participation de l’Etat, à l’image de ce qui a été fait pour France Télécom, ne serait pas gênante pour l’entreprise. "La loi prévoit que l’Etat doit garder 70 %. Pour le reste, aujourd’hui, si l’Etat vendait des actions en Bourse, ça ne serait absolument pas gênant pour l’entreprise et les marchés s’y attendent."

"PROBLÈMES D’APPLICATION DES RÈGLES DE LA CONCURRENCE"

Avec une capitalisation estimée à 148 milliards d’euros lundi soir, le groupe énergétique est le numéro un du CAC 40 devant le pétrolier Total. L’Etat français, qui a introduit EDF en Bourse fin 2005, détient encore 87 % du capital et pourrait, selon des rumeurs persistantes, vendre des participations du groupe, comme il l’a fait fin juin en cédant 5 % de France Télécom. Une part de 10 % du capital d’EDF représente près de 15 milliards d’euros.

Par ailleurs, M. Gadonneix a indiqué qu’en cas de fusion entre les groupes Suez et GDF, cela entraînerait "probablement" des cessions d’actifs et qu’EDF serait candidate pour racheter certains actifs dans le gaz.

Depuis l’ouverture totale du marché de l’énergie le 1er juillet, le groupe EDF peut vendre du gaz à des prix de marché. Alors qu’un rapprochement entre EDF et GDF fait partie des scénarios alternatifs à la fusion Suez-GDF, le patron du groupe énergétique a souligné que cela se heurtait à des "problèmes d’application des règles de la concurrence".

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