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Un article publié sur le site du Parti du Travail de Belgique

Le courage des femmes de Fabio Lucci

mercredi 15 juin 2005
Zoom sur une grande manifestation de femmes à Marseille : un important groupe d’employées des magasins de prêt-à-porter Fabio Lucci se sont mises en grève. Nous avons rencontré Djamila Salvatori, 36 ans, vendeuse dans une boutique de Fabio Lucci. Elle est déléguée syndicale et mère célibataire de deux enfants.

Les boutiques de prêt-à-porter Fabio Lucci sont une filiale du groupe Eram, connu chez nous pour ses magasins de chaussures. Lorsqu’au mois d’avril, le patron a annoncé que les affaires allaient très bien et que le chiffre d’affaires avait augmenté de 19%, les employées se sont mises en grève.

Djamila Salvatori. Pour les employées la coupe était pleine. La direction a annoncé que les ventes étaient en progression et que la société enregistrait des bénéfices. L’argent rentre donc mais pas pour les personnes qui travaillent chez Fabio Lucci. 90% sont des femmes. Trois quarts d’entre elles sont des femmes seules avec des enfants à charge. Les salaires se situent entre 960 et 1.200 euros par mois pour un contrat de 35 heures par semaine, avec travail le week-end également. Cela fait des années que le personnel réclame une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail.

Quand la grève a-t-elle commencé ?

Djamila Salvatori. Le 3 mai, les employés se sont mis en grève dans tous les magasins revendiquant un salaire minimum de 1.500 euros pour tous, une prime de fin d’année, 6 jours de congés de circonstance par an pour les enfants malades, des chèques-repas, un équipement de travail adapté et un travail moins lourd. Les femmes ont repris le travail dans certains magasins mais à Aubagne et Plan-de-Campagne, nous poursuivrons la grève jusqu’à ce que nos revendications soient acceptées.

Quelle a été la réaction du patron ?

Djamila Salvatori. Il refuse toute concertation sociale. Cela va faire à présent un mois que nous sommes en grève, que nous ne percevons plus aucun revenu. Il est persuadé que nous abandonnerons bientôt. Il sait très bien que la plupart d’entre nous sont des mères célibataires. Il a déjà envoyé l’huissier et menace de fermer les magasins. Mais nous sommes déterminées à aller jusqu’au bout.

Comment pouvons-nous soutenir votre lutte ?

Djamila Salvatori. En faisant connaître notre combat. En demandant aux gens de nous envoyer des messages de solidarité et de l’argent à l’Union locale CGT Gardanne, Immeuble Les ombrages, Rue Jules Ferry, 13120 Gardanne. Vous pouvez aussi envoyer une motion à la direction de Fabio Lucci pour l’obliger à s’asseoir à la table des négociations.

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