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Un article de Fédéric de Maunicault paru dans Le Figaro du 2 mars 2006

Le niveau des barrages fait bondir le cours de l’action EDF

vendredi 14 avril 2006 par Frédéric de Monicault
ÉNERGIE Selon Morgan Stanley, le retour à une météorologie normale se révèle très favorable pour EDF. Via l’impact sur le potentiel hydroélectrique de l’entreprise.

LE NUCLÉAIRE n’est pas le seul atout d’EDF. Son parc hydraulique, 447 centrales en tout, lui vaut aussi une belle reconnaissance. A preuve, hier, la publication d’une étude de Morgan Stanley soulignant le retour à une météorologie normale a fait bondir le titre de l’entreprise. Dans la matinée, l’action EDF a pris 4,76%, avant de clôturer à 47,27 euros, en hausse de 2,76%.

La note de Morgan Stanley explique que le climat moins sec (qu’en 2004 et 2005), les pluies et les neiges abondantes ont permis de remplir les lacs de barrage. Les analystes ont chiffré l’impact financier : le groupe pourrait ainsi augmenter son résultat brut d’exploitation de 400 millions d’euros par an. Le supplément d’électricité est produit à un coût très faible dans la mesure où la ressource (l’eau) est gratuite et l’outil de production identique. Encore mieux, Morgan Stanley prévoit que le titre EDF atteigne, à terme, le seuil des 80 euros. Soit largement plus du double que le cours d’introduction (32 euros). Une condition toutefois : que le taux d’utilisation des centrales nucléaires s’élève à 83%, contre 77,8% l’année dernière et 77% en 2004.

S’agissant de l’hydraulique (9% de l’électricité produite par EDF), le retour des précipitations mais aussi l’utilisation parcimonieuse par EDF de ses réserves ont permis aux lacs de barrages de retrouver un taux de remplissage légèrement supérieur à la moyenne de ces dix dernières années. S’agissant de la production hydraulique au fil de l’eau, le niveau est normal pour la saison.

Premier producteur d’hydroélectricité en Europe, EDF s’appuie sur une puissance totale installée en France de 20 gigawatts (milliards de mégawatts). A titre de comparaison, les réacteurs nucléaires, 58 en tout dans l’Hexagone, affichent une puissance totale installée de 63,1 gigawatts, soit trois fois plus.

Cinq fois la consommation de Paris

Dans l’hydraulique, la capacité globale des retenues gérées par EDF atteint près de 7 milliards de mètres cubes d’eau, soit 75% du volume d’eau stocké en France. A l’arrivée, la production s’élève entre 60 et 70 milliards de kilowattheures. Soit l’équivalent de 5 fois la consommation d’une ville comme Paris pendant un an.

A noter que l’influence des variations climatiques sur la production totale de l’entreprise reste nulle. Une perte éventuelle dans l’hydraulique étant aussitôt compensée par la diversité des autres sources d’approvisionnement.

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