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LEMONDE.FR avec AFP | 30.03.08

Le plan de fermeture partielle de l’usine de Gandrange semble se confirmer

dimanche 30 mars 2008

ArcelorMittal va confirmer son plan de fermeture partielle de l’usine de Gandrange (Moselle) qui doit aboutir à la suppression de 595 emplois, lors d’un comité d’entreprise le 4 avril, a affirmé, samedi 29 mars, à l’AFP, Edouard Martin, élu CFDT au comité d’entreprise européen du groupe.

"ArcelorMittal confirme sa décision de fermer l’aciérie électrique et le train à billettes de Gandrange", a ainsi assuré M. Martin, se basant sur une convocation de la direction pour le comité d’entreprise d’information-consultation du 4 avril. "La comparaison avec le projet initial et ses développements conduira, après l’avis donné par le comité d’entreprise, à la décision de l’entreprise", indique la direction dans cette convocation, selon le syndicaliste.

Contactée par l’AFP, la direction du numéro un mondial de l’acier n’a pas souhaité indiquer si le plan de restructuration initial allait rester en vigueur."Nous avons envoyé une lettre au comité d’entreprise avec des réponses aux questions du comité et des commentaires sur le projet alternatif présenté. Cela sera discuté le 4 avril durant une réunion extraordinaire du comité d’entreprise", a indiqué un porte-parole d’ArcelorMittal. "Gandrange restera une partie intégrante du groupe", a-t-il ajouté.

Selon M. Martin, dans cette lettre, la direction a "démonté" les propositions du projet alternatif présenté par l’intersyndicale et prévoyant un investissement de l’ordre de 40 millions d’euros pour éviter la restructuration.

ArcelorMittal avait annoncé aux syndicats, mi-janvier, cette restructuration prévoyant la fermeture de l’aciérie électrique et du train à billettes, ce qui aboutirait à la suppression de 595 des 1 108 emplois du site d’ici à 2009.

"ILS SE SONT MOQUÉS DE NOUS"

Après avoir été reçu par le président de la République Nicolas Sarkozy, le patron du groupe, Lakshmi Mittal, avait décidé de geler ce plan jusqu’au début du mois d’avril, le temps d’examiner des "alternatives" avec les syndicats. Dans ce cadre, l’intersyndicale avait présenté, mi-mars, son contre-projet et la CGT avait présenté, début mars, un autre projet alternatif.

"Ils se sont moqués de nous, ils ont programmé une mort lente pour le site. C’est un non-sens industriel", a dénoncé Edouard Martin. "En confirmant cette décision, Mittal valide son complot contre Gandrange, mûri pendant trois ans", s’est-il énervé, indiquant que les organisations syndicales allaient "décider des actions à venir" prochainement. "Si l’Etat a un plan pour sauver Gandrange, c’est maintenant ou jamais", a encore dit M. Martin.

En visite dans l’usine début février, Nicolas Sarkozy avait assuré que "l’Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité le site, et évoqué un possible scénario de reprise.

Le milliardaire Romain Zaleski, qui a indiqué être prêt à reprendre l’usine, a démissionné du conseil d’administration d’ArcelorMittal début mars.

D’autres noms de possibles repreneurs dont celui du groupe Corus (racheté par l’Indien Tata Steel), d’Ascométal (filiale de l’Italien Lucchini, appartenant au russe Severstal), ou de l’Allemand Saarstahl, ont circulé.

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