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LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.10.06

Les 35 heures entrent dans le débat de la présidentielle

vendredi 20 octobre 2006

Le ministre de l’économie, Thierry Breton, a souhaité, vendredi 20 octobre, que la loi sur les 35 heures hebdomadaires de travail soit revue, mais s’est refusé à prononcer le mot de suppression ou d’abrogation.

Interrogé sur Europe 1 concernant son souhait de voir le candidat à l’élection présidentielle soutenu par l’UMP proposer la suppression des 35 heures, le ministre a répondu : "Je souhaite que l’on puisse le faire pour avancer le plus vite possible par la concertation (...), en essayant de voir comment on peut, par la concertation, repermettre aux entreprises et aux salariés de travailler comme ils le souhaitent."

Le ministre de l’économie a également salué les propos de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui, interrogée sur RTL, a redit son opposition à la semaine de 35 heures. "C’est la première fois - c’est une grande nouveauté - que j’ai entendu ce matin que le Medef demande d’abroger les 35 heures. Je me réjouis qu’il y ait enfin des expressions claires et nettes sur ce sujet (...). Il y a un pas en avant." M. Breton a accusé les 35 heures d’avoir "mis la France par terre" et d’avoir coûté "100 milliards d’euros dans la dette".

"ABROGEONS LES 35 HEURES !"

Plus tôt dans la matinée, Laurence Parisot avait déclaré sur RTL que le Medef "dit depuis longtemps que les 35 heures ont été une catastrophe pour les entreprises mais aussi une catastrophe plus générale pour notre pays". "Qu’attend le gouvernement, y compris M. Breton ?" puisque "le ministre est attaché à la défense des entreprises, voilà un moyen simple de défendre les entreprises françaises, abrogeons les 35 heures !" avait-t-elle lancé. La présidente du Medef a jugé "tout à fait regrettable que l’on n’ait pas d’emblée abordé ce sujet dès le début de la législature". "Cela nous coûte cher en croissance et en emploi", a-t-elle jugé.

"Ce qui nous intéresse c’est de réfléchir aux conditions de la croissance, je ne rentre pas dans des querelles qui s’annoncent politiciennes et stériles", a-t-elle ajouté, en déplorant néanmoins que les candidats socialistes n’aient "pas parlé des entreprises" lors de leur débat sur l’économie. "J’étais tout à fait stupéfaite de voir que ces candidats ont parlé de la croissance comme si c’était la météo, c’est-à-dire un jour elle est belle et l’autre jour elle ne l’est pas. Mais la croissance cela se construit, cela se fabrique à partir du développement des entreprises !" s’est-elle exclamée.

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