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Article de Michel Delberghe paru dans Le Monde du 14 juillet 2006

Les dépenses de santé totalisent 11,14 % du produit intérieur brut

vendredi 14 juillet 2006 par Michel Delberghe

Inexorablement, les dépenses de santé ont continué de croître en 2005. Selon le bilan des comptes nationaux publié, mercredi 12 juillet, par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé (Drees), elles ont atteint 190,5 milliards d’euros (+ 3,8 % par rapport à 2004), soit 3 038 euros par habitant.

L’ensemble des sommes engagées par l’Etat, la Sécurité sociale, les collectivités locales, les organismes de prévoyance et les ménages tant en matière de soins que de prévention et de recherche, représente 11,14 % du produit intérieur brut (PIB) (11,07 % en 2004). Conséquence des fortes hausses des dernières années : la France a consacré, en dix ans, un point de PIB supplémentaire à la santé et se retrouve à la quatrième place parmi les pays de l’OCDE derrière les Etats-Unis, la Suisse et l’Allemagne.

L’adoption de la réforme de l’assurance-maladie, en août 2004, a commencé à produire ses effets. Même si l’impact reste limité sur la consommation médicale, son incidence est perceptible auprès des ménages. Avec l’instauration du forfait d’un euro non remboursé par acte, le solde des dépenses à la charge des patients a progressé de 8,47 % à 8,74 %. A l’inverse, cette mesure permet à la Sécurité sociale, qui totalise 77,1 % des dépenses, de réaliser une économie de 400 millions d’euros tandis que les organismes complémentaires enregistrent également une légère diminution. Les dépenses de l’Etat et des collectivités locales pour la couverture-maladie universelle et l’aide médicale d’Etat (1,3 %) restent stables.

LE MÉDICAMENT

La consommation de soins et de biens médicaux, qui totalise 150,6 milliards d’euros, s’est maintenue à un rythme soutenu avec une augmentation de 3,9 % en valeur et de 2,7 % en volume, même si la hausse des dépenses a amorcé une légère décélération par rapport aux années précédentes. D’un montant total de 31,3 milliards d’euros, les médicaments continuent à fournir la contribution la plus importante à la croissance des dépenses, de l’ordre de 5,5 % en volume.

Les soins hospitaliers - 67 milliards d’euros - ont eux aussi enregistré une augmentation notable, de 3,8 % en valeur, mais de 1,5 % en volume. Mais les plus fortes progressions proviennent du secteur privé (5,6 % en valeur) dont l’activité (+ 3,4 %) a été deux fois supérieure à celle de 2004.

La médecine de ville est le seul secteur où la courbe des augmentations tend à s’infléchir. Avec 40,9 milliards d’euros, la croissance ralentit par rapport à 2004, de 3,1 % en valeur et 2,1 % en volume. Chez les médecins, les effets de la réforme ne devraient intervenir qu’en 2006 avec l’instauration du parcours de soins. En revanche, les dépenses de soins d’auxiliaires médicaux, les analyses de laboratoire, comme les transports ambulatoires ont encore progressé.

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