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Un article de Jean-Marc Philibert paru dans Le figaro du 14 juin 2005

Les grands chantiers de Jean-François Cirelli

mardi 14 juin 2005 par Jean-Marc Philibert
ÉNERGIE Alors que la procédure de souscription des actions de l’entreprise publique démarrera le 23 juin

Plus personne n’y croyait après le non au référendum, mais le processus d’ouverture du capital de Gaz de France est brusquement revenu sur le devant de la scène, mercredi dernier, quelques heures après le discours de politique générale de Dominique de Villepin.

Ce sera donc « le » dossier boursier de l’année, en attendant celui - plus compliqué - d’EDF, toujours programmé pour l’automne. La valorisation de l’entreprise oscille entre 17 et 20 milliards d’euros et le gouvernement entend retirer entre 3,6 et 4 milliards de l’opération.

Pour Jean-François Cirelli, le président de Gaz de France, arrivé aux commandes de l’entreprise publique il y a tout juste neuf mois, la volte-face du gouvernement est une excellente nouvelle. Dans le premier entretien qu’il a accordé à la presse depuis son entrée en fonction, il estime que Gaz de France a vocation a séduire un grand nombre d’investisseurs individuels.

L’ancien directeur adjoint de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, qui a endossé sans bruit ses nouveaux habits de gazier, a désormais les mains libres et une bonne visibilité pour mener à bien son ambitieux programme industriel.

En pleine libéralisation du marché du gaz - la concurrence sera totale en 2007 -, Gaz de France doit faire face à de lourdes échéances financières. Son programme d’investissements sur quatre ans s’élève à 17,5 milliards d’euros. Il sera consacré tout à la fois à un renforcement dans l’amont (autrement dit l’exploration-production), l’électricité, mais aussi la distribution et les infrastructures en Europe. L’objectif à moyen terme de l’entreprise est de conquérir 15 millions de clients (contre 12,5 millions actuellement), dont un million supplémentaire en France.

Pour financer ses ambitions, Jean-François Cirelli peut s’appuyer sur un bilan financier solide. Mais il compte aussi beaucoup sur l’augmentation de capital d’environ 1,5 milliard d’euros qu’il a arrachée à son actionnaire. Car ce ne sont pas les tarifs du gaz appliqués aux particuliers qui remplissent actuellement ses caisses. L’entreprise publique, malgré l’envol des prix du pétrole sur lesquels sont indexés ceux du gaz, n’a obtenu aucune revalorisation depuis le mois de novembre 2004 (date à laquelle les tarifs avaient en moyenne augmenté de 5,2%).

Depuis cette date, une réforme des tarifs de distribution publique a été introduite dans le contrat de service public 2005-2007, ratifié la semaine dernière par l’Etat et qui est en attente de signature chez GDF. Désormais, les tarifs seront revus trimestriellement (et non plus deux fois par an seulement). Ils évolueront de manière à couvrir les coûts d’approvisionnement de Gaz de France en matière première. Le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, a indiqué il y a quelques semaines qu’ils pourraient augmenter de 7 à 8% au 1er juillet.

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