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Un article paru sur LEMONDE.FR | 01.11.05

Les ministres de l’environnement du G8 planchent à Londres sur les énergies propres

mardi 1er novembre 2005

Les ministres de l’énergie et de l’environnement du G8 et des grands pays émergents ont examiné à huis clos, mardi 1er novembre à Londres, les technologies "propres" aptes à faire face à l’envolée des émissions de gaz carbonique liées à la croissance économique. Annoncée début juillet au sommet du G8 en Ecosse, cette réunion constitue le lancement formel du Dialogue sur le lien énergie-climat proposé aux poids lourds du Sud.

Les rejets de gaz à effet de serre, CO2 notamment, sont majoritairement dus à l’usage des énergies fossiles, la plus polluante étant le charbon devant le pétrole et le gaz. Selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie, qui participera aux discussions avec sept autres organisations internationales, la Chine et l’Inde pourraient dépasser vers 2015 le niveau de CO2 des Etats-Unis. La Chine, à elle seule, pourrait surpasser le premier pollueur mondial vers 2030.

"Le point principal à l’ordre du jour de cette réunion est l’énergie et comment nous pouvons mieux utiliser la technologie pour effectuer une transition vers une économie moins productrice de gaz carbonique", a déclaré le ministre britannique de l’environnement, Margaret Beckett, qui préside la réunion. "Comment allons-nous augmenter nos investissements dans ce domaine ? Si nous voulons réduire la courbe des émissions, en commençant maintenant, il faut investir de l’argent et faire que cela soit rentable pour les investisseurs privés", a-t-elle dit.

"DES ENGAGEMENTS CONFUS NE SUFFISENT PAS"

Mme Beckett a toutefois prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que les pays réunis mardi se mettent d’accord sur des objectifs chiffrés de réduction des émissions de CO2 et des gaz à effet de serre, sur le modèle du protocole de Kyoto. "Je crois que c’est hautement improbable. Ne cherchons pas à courir avant de marcher", a-t-elle indiqué devant la presse.

Les organisations de défense de l’environnement craignent, de leur côté, que la réunion de Londres ne produise que des déclarations creuses, plutôt que des propositions concrètes prometteuses pour la conférence de l’ONU à Montréal qui doit discuter du 28 novembre au 9 décembre de l’"après-Kyoto", c’est-à-dire les suites éventuelles à donner au protocole qui arrive à expiration en 2012. "Il est crucial que les ministres réunis à Londres utilisent leur dialogue comme tremplin pour les négociations de Montréal et travaillent en vue d’objectifs chiffrés clairs avec les financements appropriés. De belles paroles et des engagements confus ne suffisent pas", a déclaré Tony Juniper, directeur des Amis de la Terre.

Le premier ministre britannique, Tony Blair, a estimé, dans une tribune publiée dimanche, que le protocole de Kyoto n’était pas suffisant et qu’un accord ne serait efficace qu’en constituant un nouveau front avec les Etats-Unis, qui ne l’ont pas signé, la Chine et l’Inde. M. Blair avait déjà surpris en annoncant, le 15 septembre à New York, "être en train de changer" de position sur Kyoto.

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