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Frédéric de Monicault | Le Figaro le 16/04/2008

Les rivaux d’EDF unissent leurs forces

lundi 21 avril 2008 par Frédéric de Monicault
Cinq grands électriciens européens stigmatisent un marché français largement verrouillé.

« La promotion d’un marché concurrentiel de l’électricité en France. » L’objectif de la toute nouvelle Association des fournisseurs d’électricité à l’industrie et aux services (Afelins) a le mérite d’être simple. Et direct, car il n’y a pas besoin de lire entre les lignes pour deviner que ses membres déplorent un mode de fonctionnement qui permet aux opérateurs historiques, EDF et Gaz de France, de conserver des positions très importantes sur leur marché.

Là où la création, annoncée hier, de l’Afelins mérite aussitôt d’être signalée, c’est que ce « cartel » réunit tout simplement trois des principaux rivaux d’EDF, le géant allemand E.ON, l’italien Enel, l’espagnol Endesa, en plus du suisse Atel et d’un autre allemand, HEW. « Douze ans après la publication des premières directives européennes visant à la construction d’un marché européen de l’électricité, beaucoup d’obstacles demeurent qui empêchent les consommateurs de bénéficier pleinement de l’ouverture du marché à la concurrence » , notent de concert ces cinq groupes. Ils envisagent de devenir une véritable « force de concertation et de proposition » pour faire évoluer la donne.

Contre les tarifs administrés Au premier rang de leurs griefs figure notamment le maintien des tarifs réglementés, qui permet à EDF de s’appuyer sur une politique tarifaire particulièrement attractive. L’écart est patent en effet entre les prix de marché de gros de l’électricité et les prix de production nucléaire. Au point que certains adversaires d’EDF stigmatisent, depuis longtemps, cette véritable « rente du nucléaire » dont bénéficierait sans contrepartie le premier électricien mondial. Ce à quoi EDF répond volontiers que les revenus du nucléaire sont indispensables pour renouveler le parc de centrales existantes, la construction de l’EPR, le réacteur de troisième génération, s’inscrivant parfaitement dans ce cadre.

L’alliance E.ON-Enel-Endesa parviendra-t-elle à faire bouger les lignes en France ? Il ne faut pas oublier que ces groupes sont directement concurrents, même si E.ON, dans le cadre de la prise de contrôle d’Endesa par Enel, vient de récupérer les actifs du groupe espagnol en France.

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