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J-F. GUYBERT | La Voix du Nord le 24.02.2012

Les salariés de la centrale thermique d’Hornaing veulent qu’E.ON s’engage

vendredi 24 février 2012 par Jean François Guibert
Hier, à 5 heures du matin, et pour 24 heures, les salariés de la centrale thermique d’Hornaing se sont mis en grève. Ils demandent à ce que la direction du groupe allemand E.ON, propriétaire du site, s’engage sur leur avenir.

« On veut qu’E.ON s’engage clairement à pérenniser la production d’électricité et les emplois du site d’Hornaing » expliquent Roger Caiola, délégué CGT, et Didier Maigrot, secrétaire du comité d’entreprise.

Le document ayant mis le feu aux poudres se trouve dans Ligne directe de février, le bulletin de communication interne du groupe. Avec un titre qui en a fait bondir plus d’un : Un an pour préparer la transition de notre outil de production et pour consolider notre avenir.

Il y est notamment dit que, la situation économique continuant de se dégrader, le groupe doit reconfigurer son outil de travail. Ce qui passe nécessairement par l’arrêt des cinq tranches au charbon les plus anciennes. Une fermeture envisagée dès le début de l’année 2013. Pour E.ON, Hornaing 3 fait partie de ces installations obsolètes qui, au plus tard, doivent fermer le 31 décembre 2015.

Rappelons qu’elles bénéficient actuellement d’une dérogation pour pouvoir continuer à produire. Mais elles devraient perdre de l’argent dès 2013.

En tout, 535 emplois directs sont concernés, dont 84 à Hornaing.

Dans le même document, la direction explique aussi qu’elle développe pour Hornaing un projet conséquent avec construction, en partenariat, d’une tranche gaz. Mais ne fixe aucune date à sa réalisation et ne nomme pas le où les partenaires en question.

Elle se dit également prête à étudier des projets alternatifs, et notamment ceux qui pourraient être proposés dans le cadre des groupes de travail actuellement à l’ouvrage.

Des intentions, mais toujours pas d’actes pour la CGT qui, en la circonstance, a aussi reçu le soutien de FO et a également mobilisé les collègues des autres unités françaises du groupe. Les grévistes se demandent en fait si E.ON a vraiment l’intention de passer aux actes. Et si tout ceci n’était, comme l’indique la lettre d’info de la CGT, qu’une mascarade ? Ils rappellent que, déjà, pour qu’il n’y ait pas de rupture entre la fin de la tranche charbon et celle au gaz, il aurait déjà fallu lancer les travaux de cette dernière. On leur avait aussi dit que celle-ci ne conserverait que 35 personnes.

Aujourd’hui, il n’est plus question que de 28... Bref, rien qui ne les rassure à propos de leur avenir et de celui du site. Consultée, la direction nationale préfère attendre la fin des ateliers avant de communiquer. •

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