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Un article de Christophe Deroubaix paru dans L’Humanité du 1er décembre 2005

MTIM : Les métallos des Pennes-Mirabeau sont en grève

jeudi 1er décembre 2005 par Christophe Deroubaix
Salaires . Les salariés de la MTIM, aux portes de Marseille, n’ont pas enregistré d’augmentation de rémunération depuis des années.

« Les gars, ils ont entre quarante et cinquante ans. Ils ont des familles. Ils arrivent de plus en plus difficilement à joindre les deux bouts car tout augmente. On se bat simplement pour garder notre niveau de vie actuel. » Depuis le 17 novembre, les salariés de la MTIM (Maintenance de travaux industriels de Méditerranée), usine métallurgique et thermique, située sur la commune des Pennes-Mirabeau, aux portes de Marseille, sont en grève. Leurs revendications portent sur le pouvoir d’achat : une augmentation de salaire de 4,5 %, une prime de fin d’année et la prise en charge à 50 % de la mutuelle par l’entreprise. « 4,5 %, cela nous permettrait simplement de rattraper le coût de la vie », souligne Fabrice Ferrando, secrétaire CGT du comité d’entreprise. D’autant plus que les 70 salariés de cette entreprise n’ont pas connu d’augmentation de rémunération depuis des années. « Après le dépôt de bilan en 2002, on s’est pourtant battus pendant des années pour redresser l’entreprise et on n’a pas l’impression d’être reconnus », ajoute Fabrice Ferrando. Une augmentation de 1,5 % leur avait été promise en 2004, mais ces ouvriers hautement qualifiés dont le salaire moyen s’établit à 1 300 euros, n’ont rien vu venir. Et lorsqu’ils ont demandé à la direction l’ouverture de négociations salariales, ils ont essuyé un refus.

À ce blocage, s’ajoutent des inégalités de traitement. Quand la MTIM a racheté, en 2002, Mecathermic, les salariés des deux entreprises ont gardé leurs acquis. Mais, depuis, aucune harmonisation n’a eu lieu. Ainsi, aujourd’hui, une petite dizaine de salariés touchent la prime de fin d’année, certains travaillent 35 heures, d’autres 39 heures. Et, depuis un an, la CTM, maison mère de la MTIM, utilise de plus en plus de salariés de sa filiale polonaise, payés 200 euros par mois, dans le cadre de contrats de prestation technique. Au nom de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône, Jean-Marc Coppola a adressé un courrier au préfet de région. « Comment peut-on dans notre pays laisser l’espace à une zone de non-droit sous prétexte de « libre entreprise ? », s’insurge-t-il avant de demander au représentant de l’État de recevoir une délégation de salariés.

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