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une dépèche AFP et Reuters parue sur lemonde.fr le 10 avril 2006

Malgré le retrait du CPE, les opposants ne désarment pas

lundi 10 avril 2006

Si la mort du CPE est désormais acquise, le cortège des anti-CPE n’a pas pour autant désarmé. L’intersyndicale anti-CPE s’est félicitée lundi de "l’authentique succès" que constitue le retrait du CPE - annoncé lundi par l’Elysée et Matignon -, mais a affirmé, dans une déclaration commune, rester "vigilante" jusqu’à ce que la loi destinée à le retirer "soit effectivement votée et promulguée". Avant la fin de la réunion, Bernard Thibault , le secrétaire général de la CGT, avait donné rendez-vous pour "un 1er mai de victoire et de revendication". "Il faut maintenant se donner comme objectif d’éliminer le CNE du paysage mais à chaque jour suffit sa peine et il y a une victoire à fêter", avait ajouté le secrétaire général de la CGT .

La mobilisation reste particulièrement forte chez les jeunes : une manifestation est prévue mardi à Paris, à partir de 14 heures, au départ de la place de la République. Elle s’intègre à la journée d’action à laquelle la coordination nationale étudiante et lycéenne avait appelé dès le 2 avril, et est destinée à protester non plus contre le seul CPE mais contre toute la loi égalité des chances, selon le libellé de l’itinéraire déposé à la préfecture de police. Elle est organisée à l’appel de la coordination francilienne, branche de la coordination nationale.

REPRISE DES COURS CÔTÉ LYCÉEN

Dès l’annonce lundi matin par Jacques Chirac du remplacement du CPE par un "dispositif en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté", l’UNEF, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE, a appelé à "maintenir la pression" jusqu’au vote du nouvel article de loi par le Parlement, soit toute la semaine.

Dans les université, la poursuite des blocages a été décidée, notamment à Toulouse-II, Limoges, Rouen, ou Lille-I. En tout, 33 universités sur 62 qui fonctionnent (22 sont en vacances, en région parisienne et à Bordeaux) étaient perturbées à des degrés divers lundi, dont 19 totalement bloquées, selon un décompte établi par l’AFP. A Angers, en revanche, le blocage a été levé. Côté lycéen cependant, la situation semblait plus calme lundi, beaucoup d’établissements ayant repris les cours, à l’exception de quelques-uns comme dans les académies d’Aix-Marseille, Montpellier ou Vannes.

Côté politique, la proposition de loi déposée lundi, et qui compte deux articles, sera examinée à partir de 10 h 30 par la commission des affaires sociales. Le texte devrait être examiné en séance dès mardi, comme l’a laissé entendre Bernard Accoyer, président du groupe UMP du Palais-Bourbon, lors d’une conférence de presse lundi. Selon certaines sources parlementaires, l’examen de la proposition de loi commencerait mardi à 21 h 30, en séance de nuit, et se poursuivrait mercredi.

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