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Une dépèche AFP parue sur lemonde.fr le 14 mars 2006

Nombreuses occupations d’universités et manifestations contre le CPE

mardi 14 mars 2006
La contestation orchestrée autour du contrat première embauche (CPE) par les étudiants et les lycéens s’amplifiait au fil de la journée du mardi 14 mars, avec la reconduction de nombreux blocages d’universités, plus ou moins partiels, tandis que l’appel à une "journée d’action" devait donner lieu à des manifestations et des "actions surprises".

La coordination nationale étudiante, qui a appelé à cette journée d’action, a déjà été entendue par une centaine d’étudiants d’Avignon qui ont vidé, mardi matin, les locaux de la permanence UMP du centre-ville. Par ailleurs, près de 5 000 étudiants et lycéens, selon les organisateurs, 2 200 selon la police, ont manifesté dans la matinée dans les rues de Limoges pour exiger le retrait du CPE. Le défilé a débuté vers 8 h 30 et est passé par les principaux établissements scolaires de la ville, gagnant progressivement en importance.

A Paris, une manifestation étudiants-lycéens est prévue avec un départ à 15 heures de la place d’Italie pour aller vers l’Assemblée nationale, a-t-on appris auprès du rectorat de Paris. La démarche consisterait pour les étudiants de Jussieu (Paris-VI et VII) et Censier (Paris-III) à partir en tout début d’après-midi vers le centre Tolbiac (premier cycle de Paris-I) et de faire le tour des établissements voisins du13 e arrondissement pour mobiliser les lycéens. Tout le monde devrait se regrouper ensuite place d’Italie pour défiler.

La mobilisation continue également dans les universités de banlieue et de province avec le blocage de certaines facultés et la perturbation des cours. L’occupation d’un amphithéâtre de Paris-X-Nanterre par 200 étudiants environ et une vingtaine d’enseignants se poursuivait mardi matin, alors que l’université a été fermée lundisine die pour raisons de sécurité par le président, Olivier Audéoud. Sa décision d’organiser un référendum pour ou contre la reprise des cours avait été très critiquée par les personnels et les étudiants.

Du côté des perturbations dans les facultés, si le blocage partiel de Rennes-I a été levé, la plupart des autres établissements, et certains nouveaux, étaient toujours mobilisés, sous diverses formes mardi matin. Rennes-II est toujours bloquée, ainsi que l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor), l’université de Brest, où le comité anti-blocage a été dissout à la suite d’un référendum, l’université de Nantes, celle du Mans, Poitiers, le site des Tanneurs de l’université de Tours, tandis que des barrages filtrants ont été installés devant la faculté des sciences d’Orléans. Dans cette ville, la faculté des lettres a été fermée.

"COMITÉS DE MOBILISATION"

A Toulouse-III, la majorité des bâtiments d’enseignement étaient bloqués mardi et la grève a été reconduite jusqu’à jeudi, ainsi que l’IUT annexe, situé à Tarbes, tandis qu’à Toulouse-II-Le Mirail, la grève continuait du côté des étudiants, rejoints par les personnels. L’IEP situé dans l’enceinte de Toulouse-I devait en outre être bloqué.

A Bordeaux-III, entré lundi dans le mouvement, ainsi qu’à Bordeaux-I, des "comités de mobilisation" ont été mis en place. Strasbourg-II était toujours partiellement occupée mais les cours étaient assurés, contrairement à la faculté des lettres de Nancy-II, bloquée jusqu’à mercredi. La grève et le blocage du campus de Saulcy de l’université de Metz ont été reconduits.

Des barrages filtrants gênaient l’entrée dans Lyon-II et à Clermont-Ferrand-I et II, le campus scientifique et la faculté des lettres étaient occupés par les étudiants et à Dijon, le blocage des facs de lettres et de droit a été maintenu. Les blocages de Lille-I, II et III ont également été reconduits. Dans cette dernière université, mobilisée depuis les premiers atermoiements du mouvement anti-CPE, un référendum devait être organisé mardi conjointement entre la présidence et les grévistes, pour consulter sur la suite du blocage.

Les pôles d’Arras et de Lens de l’université d’Artois sont également bloqués, ainsi que, nouveauté, la faculté de lettres de Valenciennes. La faculté de lettres et sciences humaines d’Amiens, ainsi que les campus lettres, sciences économie et droit de l’université de Reims étaient bloqués.

La faculté d’Evry était encore bloquée et le site de Censier de Paris-III également. Les lycéens organisaient aussi des assemblées générales et parfois de petites manifestations un peu partout en France, notamment au lycée Bellevue de Toulouse, Emile-Zola de Rennes, Brossolette de Villeurbanne, Jean-Perrin de Rezé (Loire-Atlantique), deux établissements à Alençon, et un à Nice.

Par ailleurs, quelque dizaines de manifestants qui occupaient le Collège de France ont été évacués dans la nuit de lundi à mardi par les CRS, sans incident ni interpellation.

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