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Non au démantèlement d’EDF et GDF !

lundi 15 janvier 2007 par Confédération Générale du Travail (CGT)
Au même titre que le refus de la privatisation de GDF, La Cgt portera cette question d’une nouvelle politique énergétique et d’un rejet du démantèlement des entreprises énergétiques nationales dans le débat public

La Commission européenne vient d’adopter un « paquet » de mesures qu’elle soumettra aux ministres européens de l’Énergie en mars à Bruxelles. Il s’agirait de préparer l’avenir énergétique de l’Europe.

Ce « paquet » est en réalité une juxtaposition de mesures volontaristes dont certaines présentent un intérêt quant aux choix énergétiques et de dispositions nouvelles de déréglementation dont la gravité est avérée.

La Cgt est déterminée à combattre la nouvelle étape de la déréglementation qui est envisagée. Elle partage en revanche une partie des objectifs affichés par la Commission consistant à lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Elle enregistre comme positive la volonté de mener en parallèle le développement du nucléaire et des énergies renouvelables. La fixation des objectifs de réduction des émissions de CO2 doit tenir compte de l’utilisation intelligente du nucléaire qui confère aux pays qui ont fait ce choix, une avancée importante.

Enfin, la concrétisation d’orientations volontaristes en matière énergétique nécessite non pas l’affaiblissement mais, au contraire, le renforcement des outils publics de politique énergétique dans chaque pays de l’Union et la mise sur pied d’une Agence européenne de l’énergie.

A côté de cela, au moment où l’on nous explique que seuls de grands groupes sont aptes à préparer dans de bonnes conditions le renouvellement des capacités de production, de transport et de distribution d’énergie en Europe, la Commission sort du chapeau la recette ultralibérale du démantèlement des entreprises majeures du secteur.

C’est un non-sens économique et industriel. La facture serait lourde pour les usagers qui ont toutes les chances d’être les grands perdants de l’opération. En effet, dissocier production et distribution c’est à coup sûr générer de nouvelles difficultés comme le triste précédent de la Californie l’a illustré.

Le gouvernement français, à la veille d’échéances électorales majeures, a une responsabilité historique à la fois vis-à-vis des deux entreprises majeures que sont EDF et GDF vis-à-vis de l’ensemble des usagers. Par la voix de son ministre de l’Industrie, le gouvernement a signifié son désaccord vis-à-vis de la proposition bruxelloise.

Mais cela ne peut suffire car ce sont les intérêts vitaux de la France et de l’Europe qui sont en cause : l’emploi, l’activité industrielle, le niveau de vie… Les arguments sont nombreux, à commencer par les prix pratiqués dans l’hexagone qui démontrent que l’intégration verticale des opérateurs historiques est un atout et non un handicap.

Au même titre que le refus de la privatisation de GDF, La Cgt portera cette question d’une nouvelle politique énergétique et d’un rejet du démantèlement des entreprises énergétiques nationales dans le débat public.

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