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fusion Suez GDF : les analyses et proposition de la CGT

OPA ET FUSION : DES GACHIS FINANCIERS

jeudi 2 mars 2006 par Confédération Générale du Travail (CGT)
La proposition du gouvernement de fusionner Gaz de France avec le Groupe Suez ne se fait pas sous un ciel serein.

Depuis quelques mois, les groupes de l’électricité et du gaz sont lancés dans des opérations de croissance externe mobilisant des ressources très importantes.

La course à la dimension par le jeu des OPA, fusions, acquisitions serait justifiée selon les dirigeants patronaux par la recherche d’une plus grande protection dans le contrôle du capital d’entreprises. Actuellement les leaders européens de l’électricité se livrent de nombreuses batailles boursières (ENEL, SUEZ, Gaz de France, EON, ENDESA, etc).

Force est de reconnaître, que dans de nombreux cas, l’objectif est d’améliorer leur rentabilité. Cette stratégie qui ne profite pas à l’emploi, ne contribue pas non plus à une croissance.

L’ouverture des marchés, les privatisations favorisent cette nouvelle vague de fusions et d’acquisitions où le niveau de rentabilité attendu par les actionnaires et l’influence des investisseurs institutionnels pèsent dans la recherche d’économies d’échelle.

Le retrait de l’Etat du capital des entreprises, comme Gaz de France, va ouvrir une montée en puissance des investisseurs institutionnels, comme les fonds de pensions, mettant encore plus sous pression financière le futur groupe « SUEZ - Gaz de France ».

Cela aura ses effets prévisibles sur l’emploi, les conditions de travail, les garanties collectives et sur les choix de gestion des entreprises. La fusion est synonyme d’un changement de l’organisation interne des entreprises. Toute fusion et encore plus les OPA entraînent des dépenses importantes et des gâchis en termes économique et social.

Depuis le début de l’année, en Europe, ce sont 250 milliards d’euros investis dans les opérations d’OPA et de rachats par les groupes, tous secteurs confondus.

C’est une logique de bataille boursière purement financière qui va prendre le dessus sur toutes autres considérations pourtant stratégiques, comme les investissements liés à l’emploi, à la revalorisation des capacités humaines, aux besoins de recherche, d’innovation et de formation.

C’est une autre logique de développement industriel qu’il est pourtant nécessaire de mettre au centre des stratégies de ces entreprises en lien avec un service public efficace pour la population.

Depuis l’ouverture du marché de l’électricité et du gaz dans les pays européens, ce sont 300.000 emplois supprimés ou précarisés et des prix à la consommation en hausse.

Plus les pays ouvrent leur marché, plus les entreprises sont dépendantes des investisseurs étrangers. La France est devenue le 3ème investisseur à l’étranger. En 2005, les entreprises ont dépensé 115 milliards d’euros dans des rachats, OPA, fusions à l’étranger.

Pour 100 € d’investissements par les entreprises françaises, 60 € se font actuellement à l’étranger. 40% du Capital des sociétés du CAC 40 est détenu par les fonds de pensions et les organismes sociaux. Les fusions, comme les OPA, sont source de gâchis énormes en termes de moyens financiers, d’emplois et de capacités des entreprises.

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