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PROFESSION SUCRIERE : REFUSER LES POLITIQUES D’ABANDON

vendredi 28 décembre 2007 par FNAF CGT

Pour l’une de ses premières sorties publiques, le nouveau président de la CGB (Confédération Générale des planteurs de Betteraves) affiche son assentiment au recul de la production sucrière nationale. En prônant la disparition de près d’un tiers des sucreries françaises, il s’inscrit parfaitement dans les orientations européennes de régression de la production sucrière nationale et européenne, de perte de l’autosuffisance européenne en sucre. Il veut imposer le chômage à des centaines de salariés de la production sucrière et l’aggravation des conditions de travail pour ceux qui conserveraient leur emploi.

Il ambitionne une concentration et un redéploiement de l’activité des plus gros betteraviers vers d’autres productions, notamment non alimentaires, accompagnés de la disparition programmée des plus petits betteraviers.

En montrant du doigt le manque de « compétitivité industrielle » des entreprises françaises, il se ridiculise. Les résultats financiers de celles-ci, les gains de productivité réalisés depuis des années, sont suffisamment connus dans la profession et au-delà, pour s’abstenir d’apporter réponse à ce type d’arguments. De plus, casser l’outil de production pourrait signifier très vite un sous-équipement industriel ne permettant plus de répondre au développement des demandes et besoins des populations.

Si à ce jeu de la défense égoïste de quelques uns il n’est pas certain de gagner, il est par contre évident qu’il contribue aux politiques ultra-libérales d’abandon agricole et industriel défendues par la Commissaire européenne à l’agriculture Fischer Boel pour qui la notion de souveraineté alimentaire n’a aucun sens.

Notre Fédération et ses syndicats CGT ne s’aligneront pas sur de tels reculs industriels et de telles politiques de suppressions d’emplois. Nous ne participerons pas de ces choix d’abandon de nos atouts économiques.

Le maintien de l’activité de la raffinerie de sucre de Marseille démontre que les travailleurs, la population, notre pays n’ont rien à gagner à ces renoncements. La victoire arrachée tant en terme d’emplois que de potentiel industriel confirme toutes les potentialités de la profession sucrière nationale.

A partir de ses performances économiques, de ses savoir-faire professionnels, la production sucrière française a de l’avenir. La CGT agit pour les défendre, les valoriser et les développer.

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