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Lénaïg Bredoux | L’humanité du 15 mars 2007

PSA : la CGT dénonce des pressions sur les grévistes

jeudi 15 mars 2007 par Lénaïg Bredoux
Automobile . Deux délégués syndicaux craignent d’être licenciés à Peugeot-Melun, où des débrayages ont eu lieu pour demander une hausse des salaires.

Alors que les grévistes de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, tentent d’étendre le mouvement sur les salaires entamé le 28 février dernier à l’ensemble du groupe, la CGT dénonce des pressions exercées par le constructeur français sur les salariés mobilisés. Ainsi, à Melun-Senart, en Seine-et-Marne, où Peugeot-Citroën (PSA) détient un site de pièces de rechange pour ses véhicules, un sympathisant de la CGT et deux délégués syndicaux seraient menacés de licenciement. Ils ont en tout cas reçu une lettre de convocation pour un entretien préalable à une sanction, fixé au 20 mars prochain. Une information confirmée par la direction du groupe, hier. « Suite au mouvement lancé à Aulnay, nous avons appelé avec la CFDT à des débrayages à Melun pour demander 150 euros d’augmentation et le départ en retraite des anciens, raconte Lahouari Benali (CGT). Mais toute la hiérarchie était derrière les ouvriers à les harceler. Les salariés qui voulaient nous suivre recevaient des menaces, ils étaient convoqués un par un dans les bureaux des chefs. »

Un témoignage qui fait écho aux récits de certains grévistes d’Aulnay-sous-Bois qui parlent même de « provocations physiques ». Le site de Melun, traditionnellement « calme » selon la direction, emploie 650 personnes, dont beaucoup de jeunes d’après la CGT, majoritaire aux dernières élections professionnelles. Le syndicat dénonce une tentative de « coup de force » pour « faire baisser la tête » aux ouvriers, estime Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central adjoint CGT du groupe. Une analyse que tente de réfuter PSA. Un porte-parole du constructeur insistait, hier, sur le « respect du dialogue social et du droit syndical » dans le groupe, et sur des débrayages « pas très significatifs », qui ne concerneraient « qu’une vingtaine de personnes ». Toujours selon la même source, les salariés convoqués « auraient dépassé certaines règles », sans pouvoir donner plus de précisions avant l’entretien préalable.

« La direction invoque des prétextes bidon, rétorque Lahouari Benali. Déjà en début d’année, juste avant les élections professionnelles, elle a licencié un syndiqué CGT. Mais, cette fois, on ne laissera pas faire ! » Réponse le 20 mars prochain.

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