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article de FERYEL GADHOUM paru dans Le Figaro le 23 aout 2006

Pas d’agitation en Belgique autour de la fusion Suez-Gaz de France

mercredi 23 août 2006 par Feryel Gadhoum
Tandis que l’opération agite les cénacles en France, les Belges restent philosophes

LA FUSION Suez-Gaz de France fait plus de bruit en France qu’en Belgique. Il y avait encore très peu de réactions, hier, de l’autre côté de la frontière, après la publication d’un synopsis des griefs de la Commission européenne sur l’opération. Le porte-parole du premier ministre belge Guy Verhofstadt a indiqué hier au Figaro que le seul souhait du gouvernement était qu’il y ait plus d’acteurs sur le marché de l’énergie après la fusion qu’avant celle-ci. « Mais nous n’avons donné aucune piste pour y parvenir. » Aux deux acteurs d’en tirer les conséquences. De son côté, Jean-Marie Dedecker, le président de la commission des finances et des affaires économiques du Sénat belge, garde un oeil très attentif sur le dossier. « La session parlementaire reprend le 1er octobre. La fusion sera en tête des priorités sur notre agenda », clame-t-il.

Les salariés de Suez et de Gaz de France restent, eux aussi, très vigilants mais ne montrent pas d’alarmisme excessif. D’après ce qu’il ressort déjà des griefs de la Commission, les sujets qui fâchent, c’est-à-dire les positions dominantes dans le gaz et l’électricité en Belgique, et dans le Gaz en France, étaient largement anticipés. « Nous avons eu une réunion sur le statut social des salariés lundi et la direction nous a dit de ne pas nous inquiéter. Nous attendons d’avoir le détail des griefs de Bruxelles pour adopter une position », explique ainsi Bernard Larribaud, délégué CFDT chez Elyo, la filiale de services énergétiques de Suez. En Belgique, José Boulanger, secrétaire de l’instance de dialogue de Suez-Tractebel, souligne qu’il y avait davantage d’effervescence l’année dernière au moment du rachat des minoritaires d’Electrabel par Suez que sur cette opération de fusion. Il relève juste que « les salariés s’inquiètent de l’avenir des centrales nucléaires et du sort réservé à Fluxys et Distrigaz ». Ces deux filiales cristallisent toutes les attentions outre-Quiévrain. Tout le monde rêverait d’un bout de ces actifs ultrastratégiques dans le domaine du gaz. À commencer par les communes belges. Pour Suez, ces infrastructures lui appartiennent et il n’est pas question que cela change. Il en va de même pour sa filiale d’électricité, Electrabel.

José Boulanger reste philosophe : « Depuis 1972, c’est ma quatrième fusion-absorption au sein du groupe, alors... »

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