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Un article paru dansLe figaro le 21 juin 2005

Pétrole : la facture s’alourdit pour l’économie française

mardi 21 juin 2005
ENERGIE L’envolée des cours du brut se poursuit et va poser la question de la fiscalité sur les carburants

La situation sur le front du pétrole ne s’arrange pas. Hier, le prix du brut a poursuivi sa hausse. A New York, il a clôturé à un record historique de 59,37 dollars par baril. A Londres, le brent s’est échangé jusqu’à 58,58 dollars, le prix le plus élevé depuis le début de sa cotation, en 1988. En six mois, les cours du brut ont augmenté de 40%. Ce niveau suscite une inquiétude générale. Le président de l’Opep a annoncé hier qu’il pourrait procéder à une nouvelle augmentation de 500 000 barils/jour de la production du cartel si l’envolée des cours se poursuivait d’ici à la fin de la semaine. Dans tous les cas de figure, les prix à la pompe devraient continuer à monter en flèche et certainement rester élevés jusqu’à la fin de l’année.

Ces hausses ont des répercussions sur l’ensemble de l’économie. A coup sûr, les particuliers trouveront la note bien lourde lors du remplissage de leur cuve de fuel domestique. Le gaz devrait encore augmenter à l’automne après la hausse de 4% annoncée vendredi dernier. L’inquiétude est aussi grandissante chez les agriculteurs, les transporteurs routiers, les compagnies aériennes et les pêcheurs. Une nouvelle crise couve et pourrait éclater sur la question de la fiscalité des produits pétroliers. L’État est soupçonné d’être le grand gagnant de l’augmentation des produits pétroliers. En réalité, il ne l’est que partiellement. La taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (Tipp) est un forfait par hectolitre quel que soit le prix du pétrole. De fait, les revenus ?scaux de la Tipp varient en fonction de la consommation et non selon l’évolution des prix. Seules les recettes de TVA croissent avec les prix du pétrole.

Ainsi l’an dernier, les produits de la Tipp ont certes augmenté de 2,9% mais à un rythme inférieur aux prévisions. On assiste en effet à une baisse de la consommation due à la réduction de la vitesse sur les routes et à un recours au gazole, moins taxé. En revanche, les recettes de TVA sur les produits pétroliers ont grimpé de 13,3%, ce qui s’est traduit par un revenu de 176 millions d’euros supérieur aux prévisions. Pour les professionnels, mais aussi les particuliers, ces données globales ont peu d’importance. Eux voient les chiffres aux pompes à essence et attendent la baisse des taxes de l’Etat.

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