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Fanny Doumayrou | L’humanité du 26 février 2007

Peugeot lui reproche son soutien aux grévistes

lundi 26 février 2007 par Fanny Doumayrou
Automobile . La direction du site de Poissy accuse le secrétaire de la CGT de « violences » lors d’un débrayage.

Une centaine de salariés de l’usine Peugeot de Poissy (Yvelines), ainsi que le maire PCF d’Achères, Alain Outreman, sont venus soutenir jeudi après-midi - Farid Borsali, secrétaire de la CGT, à l’heure de sa convocation par le directeur des ressources humaines du site, en vue dsanction pouvant aller jusqu’au licenciement (voir l’Humanité de jeudi). La lettre de convocation de la direction ne précisait pas le motif de la sanction envisagée, mais les cégétistes avaient - deviné un rapport avec les - débrayages récents qui ont éclaté dans l’usine, entre autres celui de 20 caristes, le 1er février dernier. Il faut dire que chaque débrayage dans l’usine est soutenu par la CGT et occasionne des sanctions de la direction contre les militants.

À la sortie de l’entretien, Farid Borsali a pu confirmer cette intuition. « Sur le fond, la direction me reproche mon soutien aux grévistes le 1er février dernier, explique-t-il. Elle m’accuse d’avoir entravé la production et d’avoir menacé des membres de l’encadrement. » Le scénario et ce genre d’accusation sont classiques chez Peugeot-Citroën. À Poissy comme dans les autres usines du groupe PSA, lorsqu’une grève éclate, la direction mobilise le plus possible de cadres pour intervenir. Le 1er février, pour une vingtaine de caristes en grève et une dizaine de soutiens de la CGT, elle a mobilisé autant de cadres et de personnel des bureaux. « Elle a choisi des costauds, qui ont formé un cordon autour de nous pour impressionner les grévistes et nous faire dégager », raconte Farid Borsali. C’est lors de cette confrontation que celui-ci aurait menacé des cadres, selon la direction.

« J’ai contesté ces griefs, rapporte le cégétiste. Mais sur le fond, le DRH Gérard - Castori m’a fait comprendre que je dois rester à ma place et ne plus être présent lors des débrayages. » Loin de céder à l’intimidation, Farid Borsali annonce de nouvelles mobilisations sur cette affaire, qui à travers lui vise à « faire baisser la tête à l’ensemble des salariés ». De son côté, le DRH se défend de toute répression syndicale : « La convocation du secrétaire de la CGT n’a rien à voir avec la grève du 1er février, ni avec ses fonctions syndicales. Ce sont des violences physiques et des - dégradations de matériel qui lui sont reprochées », a-t-il - déclaré au Parisien, en se - donnant un mois pour décider de la sanction qui sera infligée au syndicaliste.

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