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Reuters | 28 septembre 2005 - 21:38

Pour Bernard Thibault, le dossier de la SNCM n’est pas clos

mercredi 28 septembre 2005

PARIS - Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a estimé, à l’issue d’un entretien avec Dominique de Villepin, que le dossier de la Société nationale Corse-Méditerranée n’était pas clos.

"J’espère, en tout cas je comprends de cet entretien, que le dossier n’est pas bouclé au stade actuel, qu’il y a encore des possibilités de discuter", a-t-il dit à sa sortie de Matignon.

"L’essentiel maintenant, c’est de trouver une sortie pour les salariés, pour le service public, pour la Corse, pour le continent, mais il y a encore du travail à faire, rapidement", a insisté le dirigeant syndical.

Bernard Thibault a jugé qu’il revenait aux personnels de la société maritime, dont le gouvernement a annoncé lundi la privatisation totale avant de faire marche arrière et d’admettre une probable participation minoritaire de l’Etat, de décider "la suite du mouvement".

"Je pense en l’état actuel des choses qu’il n’y a pas d’élément suffisamment significatif pour considérer qu’on passe à une autre phase du dossier", a-t-il toutefois souligné.

La journée de mercredi a été marquée par l’intervention du GIGN sur un ferry de la SNCM détourné mardi soir par des marins du syndicat des travailleurs corses (STC) et par la poursuite de la grève et des manifestations sur le port de Marseille.

Bernard Thibault a souligné ne pas avoir parlé avec le Premier ministre de l’intervention de l’armée sur le ferry "Pascal-Paoli". "Ce qui était à l’ordre du jour, c’était le fond du dossier", a-t-il dit, qualifiant l’entretien avec Dominique de Villepin de "franc et direct".

"J’ai demandé et obtenu qu’il y ait une contre-expertise d’ordre juridique pour regarder quelles sont ou pas les contraintes européennes qui s’imposeraient au gouvernement français s’agissant de jusqu’où il peut aller et je pense qu’il a plus de marges de manoeuvre que ce qu’il affirme aujourd’hui", a-t-il dit en évoquant la participation de l’Etat au capital de la SNCM.

"Je n’ai pas de chiffres, ça n’est pas clos, les chiffres, pourcentages donnés, acteurs, ne s’arrêtent pas forcément à ce qui est annoncé ce soir", a-t-il insisté.

Pour lui, la "cession totale" se ferait "dans des conditions inacceptables au plan économique, compte tenu des sommes qui sont avancées". Il a évoqué "une démission des pouvoirs publics dans le pilotage de cette activité".

"La stratégie retenue a été la pire", a-t-il dit, en précisant avoir "demandé une réunion très rapide par le gouvernement des organisations syndicales concernées par le dossier de la SNCM".

Le gouvernement français a privilégié lundi le fonds d’investissement français Butler Capital Partners pour la reprise des activités de la SNCM. Celui-ci prévoit un redressement en quatre ans de la société mais aussi un plan social, avec 350 à 400 suppressions d’emplois sur les 2.400 salariés de l’entreprise, dont 800 en Corse.

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