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Dépèche AFP parue sur lemonde.fr le 4 septembre 2006

Près d’un étudiant sur quatre renonce à se soigner, pour raisons financières

lundi 4 septembre 2006
Uu total, 23 % de la population étudiante renonce à certains soins, notamment ophtalmologiques et dentaires, pour des raisons financières", indique une enquête de La Mutuelle des étudiants, publiée lundi 4 septembre dans le bulletin de La Mutualité française, précisant que"dans la population générale, ce renoncement est de 13 %".

Menée auprès de 9 200 étudiants avec l’appui de l’Observatoire expertise et prévention pour la santé des étudiants et de l’IFOP, cette étude montre que "le nombre d’étudiants ne disposant pas d’une complémentaire santé [mutuelles, instituts de prévoyance ou assurances] est en hausse" : quelque 13 % des sondés n’en disposent pas, contre 7 % en 2002 et 10 % pour l’ensemble de la population. Selon l’enquête, ces étudiants renoncent à se doter d’une complémentaire à cause principalement de son coût, 39 % la jugeant "trop chère". Autre raison invoquée : 16 % des femmes et 29 % des hommes estiment "inutile" la souscription à un contrat.

PSYCHOLOGUES ET PSYCHIATRES PLUS SOUVENT CONSULTÉS

L’absence de mutuelle a des répercussions sur la consommation de soins des étudiants : 90,4 % des personnes interrogées disposant d’une complémentaire ont ainsi consulté au moins une fois un médecin généraliste au cours des douze derniers mois, contre 81,3 % des étudiants dépourvus d’une complémentaire. De même, 48,9 % des étudiants ayant une complémentaire ont consulté un chirurgien-dentiste, contre 38,6 % pour les autres.

Autre fait notable, parmi les spécialistes, les "psys" sont de plus en plus souvent cités : 5,2 % des étudiants sont ainsi allés voir un psychologue et 5 % un psychiatre, contre 1,9 % en 2002. Cette évolution des pratiques est corroborée par le nombre d’étudiants (plus de la moitié) qui font part de leur "tension", voire de leur "agressivité". Plus inquiétant encore, 15 % des étudiants admettent avoir des "idées suicidaires" et 5 % ont déjà tenté de mettre fin à leurs jours.

Enfin, si la baisse du tabagisme chez les étudiants semble avérée, selon l’étude, avec 21,8 % de fumeurs réguliers en 2005 contre 31,8 % en 2002, leur consommation d’alcool augmente : "Seuls 17 % des étudiants déclarent ne jamais boire d’alcool (15 % des hommes, 19 % des femmes), alors qu’en 2004 l’Observatoire de la vie étudiante indiquait que 29 % des filles et 20 % des garçons ne buvaient jamais", relève La Mutuelle. Le rapport précise que "les trois quarts des étudiants consomment au moins une fois par semaine ou à une fréquence moindre".

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