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La voix du Nord du 06.04.2012

Près de 200 personnes rassemblées à Hornaing pour l’opération ville morte et le sauvetage de la centrale

vendredi 6 avril 2012
Personne ne veut crier victoire trop vite, mais l’espoir renaît du côté d’Hornaing, où était organisée hier après-midi, à l’initiative de la municipalité, une opération ville morte, dont le but était d’apporter un soutien aux salariés de la centrale thermique.

Frédéric Delannoy, maire de la commune, avait lancé cette idée car, comme la plupart de ses concitoyens, il se montrait très inquiet quant à l’avenir de cette unité de production électrique qui, actuellement, emploie quatre-vingt-quatre personnes et, avec les emplois induits, en fait vivre près de deux cents dans le secteur.

Mais c’était avant la mobilisation de mardi. Avant qu’une délégation composée notamment d’élus n’aille manifester à Paris devant le siège central de la SNET, dont dépend l’unité d’Hornaing. Avant que le groupe allemand E.ON ne fasse savoir par la voix du PDG de cette même SNET qu’il gelait son plan social visant à supprimer 535 emplois à partir de 2013. Ces suppressions étant elles-mêmes liées à la fermeture de cinq unités de production d’électricité, par des centrales à charbon, fermeture également gelées... Ceci s’ajoutant à l’annonce faite que la société Sparkling Capital avait proposé une offre de reprise, avec le soutien d’EDF, ne pouvait que réjouir les salariés, et par la même occasion toutes les personnes qui vivent de la centrale. Du coup, la manifestation prévue hier, à partir du site, et qui devait s’achever sur la place Allende, en plein coeur de la commune, avait un air plus joyeux. Et ce qui aurait dû être l’opportunité de pousser un nouveau cri de colère contre la politique de non investissement du groupe E.ON dans ses unités à charbon s’est transformé, malgré le froid, en un cortège plutôt souriant.

Outre des salariés, on trouvait là nombre d’élus du Douaisis, très majoritairement de gauche, qui ont ainsi battu le pavé, à grands renforts de tambours en métal.

Roger Caïola (CGT), porte-parole des salariés a, malgré une extinction de voix, brièvement rappelé le combat mené depuis plusieurs années pour sauver la centrale, et les espoirs que fait naître la possible reprise. Dominique Ben, également de la CGT, s’est lui réjoui du fait que la direction d’E.ON a reculé.

Quant au maire d’Hornaing, Frédéric Delannoy, il en profita pour remercier celles et ceux qui s’étaient mobilisés, à commencer par les commerçants, qui avaient baissé leurs stores pendant une heure. Puis il a insisté sur le fait qu’il était crucial que la centrale vive. Avant d’ajouter qu’il était encore trop tôt pour crier victoire : « Restons vigilants... » Avis partagé par Jean-Jacques Candelier. Le député, lui aussi, se méfie des effets d’annonce. Et de conclure : « Nous ne lâcherons rien ! » •

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