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LEMONDE.FR avec AFP | 30.03.07

Reprise des négociations pour débloquer le Port autonome de Marseille

vendredi 30 mars 2007
Les représentants de la CGT, de la direction du port de Marseille et du groupe Gaz de France ont repris leurs négociations, vendredi 30 mars en fin d’après-midi, pour tenter de mettre fin au blocage des terminaux pétroliers du Port autonome (PAM), paralysés depuis le 14 mars par une grève des agents CGT. Jeudi soir, à l’issue d’une journée d’âpres négociations à la préfecture des Bouches-du-Rhône, ils s’étaient quittés sur "une sorte d’impasse", selon le préfet Christian Frémont.

Marseille est le deuxième port européen pour les hydrocarbures. Au 17e jour du conflit, 64 navires, dont 34 pétroliers, sont bloqués en rade. Les capacités d’accueil de Fos-sur-Mer étant saturées, celles de Marseille ont dû être mises à contribution pour stationner cinq pétroliers.

Après avoir prédit dans la semaine que les raffineries allaient commencer "à s’arrêter les unes après les autres dès ce vendredi", l’industrie pétrolière a affirmé que celles desservies depuis le port de Marseille "pourraient s’arrêter à partir de lundi" si le conflit, qui coûte de 15 000 à 50 000 euros par jour pour chaque pétrolier immobilisé, perdure.

Les agents du PAM réclament l’embauche de personnel portuaire sur le futur terminal gazier que GDF doit mettre en service au printemps 2008. Mais GDF, invoquant des raisons de sécurité, insiste pour employer son propre personnel, comme il le fait déjà sur son terminal méthanier en activité à Fos depuis plus de 35 ans.

"ATTITUDE FIGÉE"

Jeudi, GDF et le PAM ont proposé d’employer des agents du port pour assurer la sécurité autour des navires et du terminal gazier, soit l’équivalent de cinq emplois. Mais GDF a exclu l’intervention d’employés extérieurs dans le branchement des navires méthaniers. "On a tourné en rond. GDF essaie de nous détourner sur d’autres voies avec des emplois en compensation qui ne correspondent absolument pas à nos missions", a rétorqué le secrétaire adjoint CGT des agents du port, Pascal Galéoté.

La Fédération CGT Mines-Energie a récusé "l’attitude figée" de la direction de GDF et demandé aux pouvoirs publics d’exercer "leurs responsabilités" pour sortir de l’impasse. "C’est bien le caractère public du Port autonome de Marseille qui gêne la direction de GDF et rien d’autre", a-t-elle jugé, évoquant "la sous-traitance à des entreprises privées qui se développe massivement chez GDF".

L’édition en ligne du quotidien économique Les Echos a affirmé vendredi que le gouvernement voulait "contraindre Gaz de France à accepter des salariés du port dans ses équipes". Une réunion a eu lieu vendredi matin à Matignon, selon le journal, qui assure que le préfet Christian Frémont devait donc "proposer dans l’après-midi que cinq salariés du PAM soient mis à disposition [de GDF], sous l’autorité du management de Gaz de France".

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