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FERYEL GADHOUM. | Le figaro le 15 janvier 2007

Suez et GDF espèrent obtenir un délai de Bruxelles

lundi 15 janvier 2007 par Feryel Gadhoum
Tandis que les rumeurs d’une OPA hostile de François Pinault se précisent, les deux groupes veulent gagner du temps.

LA JOURNÉE de mercredi 17 janvier s’annonce intense pour Suez. Ce jour-là, le groupe dirigé par Gérard Mestrallet réunit son conseil d’administration pour faire un bilan sur l’année qui vient de s’écouler et sur l’avancement du projet de rapprochement avec le gazier public, Gaz de France.

Autant dire que l’heure n’est pas à la sérénité. Certes, du côté des résultats de l’exercice 2006, les choses sont plutôt au beau fixe. Mais, il en va tout autrement concernant le projet de fusion avec Gaz de France. Depuis la décision du Conseil constitutionnel de reporter la fusion au 1er juillet 2007, c’est le statu quo. Suez et GDF semblent pétrifiés. Pendant ce temps, un autre investisseur s’active afin de trouver des appuis pour mettre le grappin sur le groupe franco-belge.

Le titre Suez flambe en Bourse

Chaque jour apporte son lot de rumeurs sur une OPA imminente du milliardaire François Pinault sur Suez. Il serait prêt à mettre entre 60 et 70 milliards sur la table pour remporter le morceau. Et le titre Suez flambe en Bourse. Il a pris plus de 5 % en cinq jours. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a donné jusqu’au 2 février, au milliardaire français, pour dévoiler ses intentions.

À la décharge de GDF et Suez, les deux groupes sont totalement coincés. « Ils ont annoncé tout ce qui était possible de l’être - le management, les divisions, les synergies, les remèdes accordés à Bruxelles...-. Ils ne peuvent rien faire d’autre pour le moment », affirme ainsi une source proche du dossier.

Préserver l’acquis

La parité sur laquelle se sont déchirés les actionnaires de Suez et de GDF n’est plus débattue puisque les assemblées générales sont reportées aux calendes grecques. Or, il est inutile de fixer une parité d’échange aujourd’hui, qui risque de ne plus être valable le jour du vote par les actionnaires. La seule chose que s’accordent à faire les deux présidents de GDF et Suez, c’est de préserver l’acquis.

D’abord, Jean-François Cirelli et Gérard Mestrallet, vont prendre langue dans les toutes prochaines heures avec la Commission européenne pour que le délai qui leur était imparti pour céder des actifs en Belgique soit prolongé. Ils ne veulent, en effet, rien céder avant d’être sûrs de fusionner. Une position tout à fait admise par Bruxelles. Le porte-parole de Nelly Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence, indique ainsi qu’« il y a déjà eu des cas où l’on a accepté de proroger les délais impartis ».

Ensuite, GDF prend, cette fois, tout le temps nécessaire pour expliquer l’opération et ses conséquences sociales aux instances représentatives des salariés. Cela pour éviter un nouveau revers cuisant devant la justice.

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