Liste des auteurs

Article de Jean-Michel Bezat paru dans Le Monde du 23 décembre 2006

Suez s’impose comme l’un des premiers producteurs d’électricité du Moyen-Orient

samedi 23 décembre 2006 par Jean-Michel Bezat

Les affaires continuent ! En dépit des ratés du projet de fusion avec Gaz de France (GDF) et des rumeurs de démantèlement du groupe dans la foulée d’une offre publique d’achat (OPA) du financier François Pinault, Suez a la même préoccupation que GDF : montrer que l’entreprise se développe.

Deux jours après l’accord de GDF avec Gazprom pour la fourniture de gaz russe jusqu’en 2030 (Le Monde du 21 décembre), le groupe d’énergie et d’environnement a annoncé, jeudi 21 décembre, la conclusion de contrats juteux, en particulier au Moyen-Orient.

Suez y marque des points dans le secteur, en plein développement, des unités de production d’électricité et de dessalement de l’eau de mer. "Le golfe est un marché solvable et en pleine expansion, où la croissance industrielle et urbaine est très forte. Ces pays ont besoin, en amont, de plus d’eau et d’électricité", note Gérard Mestrallet, le PDG de Suez.

Ces acquisitions et projets de centrales portent à 8 200 Mégawatts sa capacité installée dans le Golfe persique. Les deux tiers de ce que possède sa filiale Electrabel en Belgique. Au moment où Areva vient de perdre le contrat de quatre réacteurs nucléaire EPR en Chine, M. Mestrallet remarque qu’avec ses centrales au gaz, Suez dispose de "l’équivalent de cinq EPR".

Déjà implanté à Oman, à Abou Dhabi et à Bahrein, le groupe a remporté un appel d’offres en Arabie saoudite pour la centrale de Marafiq. Ce projet d’un coût de 3,4 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) est "la plus grande installation combinée de production électrique et de dessalement de l’eau au monde", commente Suez. Le groupe fournira eau et électricité à la ville de Jubail et à la province orientale du pays pour un chiffre d’affaires de 8,5 milliards de dollars sur vingt ans.

Respectivement patrons de Suez environnement et de Suez Energy International, Jean-Louis Chaussade et Dirk Beeuwsaert ont négocié ensemble le projet Marafiq, souligne M. Mestrallet. Preuve, dit-il, de "la complémentarité de ces deux pôles", à l’heure où les pressions s’accroissent pour scinder Suez.

Par ailleurs, Sita UK, filiale britannique de Suez environnement, a décroché un contrat de 1 milliard d’euros pour la gestion des déchets ménagers des 300 000 habitants du Northumberland (Nord-Est). Le groupe en avait déjà signé un en Cornouailles (Sud-Ouest) pour 1,5 milliard.

Ces contrats de partenariat "public-privé" permettront à Suez de générer des revenus pendant vingt-huit ans. Et au gouvernement de Tony Blair de réaliser son plan de suppression progressive des décharges, conformément aux directives européennes sur le recyclage des déchets.

Enfin, Suez a annoncé, jeudi, qu’il avait reçu le feu vert du gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, pour le site de réception du gaz naturel liquéfié (GNL), dont la consommation est en forte croissance dans le nord-est des Etats-Unis. Suez dispose déjà d’un terminal à Boston. Cette nouvelle plateforme baptisée "Neptune", construite au large des côtes pour protéger les riverains, ouvre une nouvelle porte d’entrée pour le GNL aux Etats-Unis. Jean-Michel Bezat

Version imprimable de cet article Version imprimable

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
Répondre à cet article
 
Propulsé�par SPIP 1.9.2b | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | Navigateur conseille Get Firefox! espace prive | Téléchargez le Squelette du site

CSS Valide !