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NOUVELOBS.COM | 22.06.05

Tokyo aurait renoncé à ITER

mercredi 22 juin 2005
Selon la presse japonaise, Tokyo a déjà informé l’Union européenne de sa décision de se contenter des avantages du "pays non hôte".

Le gouvernement japonais a laissé entendre implicitement mercredi 22 juin qu’il allait renoncer à accueillir le réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER.

Le quotidien Mainichi Shimbun écrit pour sa part que Tokyo avait déjà informé l’Union européenne de sa décision. La délégation de la Commission européenne au Japon s’est refusée à tout commentaire. Interrogé sur l’article du Mainichi, le porte-parole adjoint du gouvernement japonais, Seiken Sugiura, a admis que le Japon ne se battait plus pour remporter "100% du projet" et qu’il pourrait se contenter des avantages du "pays non hôte".

"De toute façon, ce n’est pas comme si 100% (du projet) iront à l’autre partie et que nous renoncerons à 100% (du projet)", a dit Seiken Sugiura lors d’une conférence de presse.

"Nous sommes en train de négocier comment répartir les différents éléments (du projet) et de finaliser les détails. Tout n’a pas encore été décidé", a souligné le porte-parole japonais.

De son côté, le ministère des Sciences et Technologies a fait savoir qu’il était "en train de préparer (notre) position puisque des négociations sont en cours afin de décider du site au cours d’une prochaine réunion avec les six partenaires".

Dans la compétition disputée pour ITER, le Japon défend son site de Rokkasho-mura, avec l’appui des Etats-Unis et de la Corée du Sud, contre la candidature européenne de Cadarache (sud-est de la France) qui a le soutien de la Chine et de la Russie.

Les six partenaires doivent se retrouver au niveau ministériel le 28 juin à Moscou pour annoncer la décision finale.

Pays "non hôte"

La presse niponne a déjà enterré à plusieurs reprises la candidature japonaise mais le gouvernement a répété que le Japon était toujours dans la course.

Le choix définitif du site doit être entériné en principe avant le prochain sommet du G8 début juillet en Ecosse pour pouvoir démarrer les travaux à la fin de l’année.

Selon un accord technique signé le 5 mai à Genève, dont la teneur a déjà été largement dévoilée par les médias nippons, le pays "non hôte" obtiendra le poste de secrétaire général du projet et fournira 20% des effectifs.

Le pays laissé pour compte hébergera des laboratoires de recherche liés à ITER.

Enfin, selon la presse japonaise, le "pays hôte" couvrira 50% des coûts de construction du réacteur, estimés à 570 milliards de yens (4,2 mds d’euros) tandis que le "pays non hôte" n’en financera que 10%.

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