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Un article de Claire Guélaud paru dans Le Monde du 21 juin 2006

Tour de vis en 2007 sur les dépenses maladie

mercredi 21 juin 2006 par Claire Guélaud
Pour ramener son déficit à 3,5 milliards d’euros en 2007, l’assurance-maladie préconise un tour de vis sur les dépenses de 2,1 milliards et 700 millions de ressources supplémentaires. C’est ce qui ressort d’une note sur l’évolution des finances sociales, que le directeur de l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (Uncam), Frédéric Van Roekeghem, a rédigée en prévision du débat d’orientation budgétaire de la Sécurité sociale, jeudi 22 juin à l’Assemblée nationale.

Dans ce texte, dévoilé lundi 19 juin par Les Echos, le "patron" de l’assurance-maladie propose de faire 720 millions d’économies supplémentaires sur les dépenses maladie, dont 310 millions sur le prix des médicaments et 120 millions en réduisant les marges des grossistes-départiteurs (intermédiaires qui alimentent les officines).

Cet effort s’ajoutera aux mesures déjà prévues pour 2007 : 623 millions d’euros d’économies dans le cadre de la maîtrise médicalisée (via la baisse de la consommation d’antibiotiques et d’anxiolytiques, la rationalisation des dépenses des patients souffrant d’une affection de longue durée, etc.) et plus de 820 millions d’euros d’économies sur les médicaments.

POLITIQUE PLUS SÉLECTIVE

La part des dépenses de médicaments dans le produit intérieur brut (PIB) reste en France la plus élevée des pays développés : 2,11 du PIB contre 1,94 aux Etats-Unis et 1,62 en Allemagne. Les Français, ajoute l’assurance-maladie, consomment au moins deux fois plus d’antibiotiques et de statines (anticholestérol) par habitant que les Allemands et les Britanniques. L’Uncam n’exclut pas d’adopter à l’avenir une politique plus sélective d’admission au remboursement.

Pour tenir son objectif de déficit, elle table aussi sur 1,8 milliard de recettes nouvelles, dont 400 millions de transferts de l’Etat au titre de la compensation des exonérations de cotisations.

Revenant sur les années 2004-2006 de mise en place de la réforme de l’assurance-maladie, M. Van Roekeghem souligne l’impact du ralentissement des dépenses de soins de ville sur le rééquilibrage des comptes.

Un infléchissement qu’il explique notamment par la baisse du nombre des arrêts de travail, un meilleur "réglage" de la politique conventionnelle et des revalorisations d’honoraires ou encore la mise en place du forfait de 1 euro (400 millions d’euros en 2006).

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